COMMUNION. — ABLUTIONS
une partie de 1 hostie dans le calice, ce qui vient par conséquent de la plus haute antiquité. Les deux espèces séparément ont toujours été regardées comme nécessaires pour l'intégrité du sacrifice, mais non pour l’intégrité du sacrement ; aussi n’a-t-on jamais défendu aux malades, à ceux qui étaient éloignés des églises, aux solitaires, aux voyageurs de communier sous la seule espèce du pain, non plus que de donner la Communion aux enfants nouvellement baptisés, sous la seule espèce du vin.
C’est toujours le grand respect pour le sacrement de l'autel qui a fait prendre diverses manières de donner l’Eucharistie, pour éviter le danger de répandre quelques gouttes du précieux sang.
L’usage commun était que l’évêque ou le prêtre après avoir consacré, administrait l’espèce du pain, l’administration du calice était laissée aux diacres.
D’après les constitutions apostoliques, le prêtre disait : Corpus Christi; le fidèle : Amen. Le diacre, en présentant le calice : Sanguis Christi, ou Calix sanguinis; le communiant : Amen. Au temps de saint Grégoire le Grand la formule était devenue : Corpus D. N. J. C. conservet cinimam tuam. Au siècle de Charlemagne : Corpus D. N. J. C. custodiat
te 1 aujourd’hui : animam tuam in vitam æternam.
Dans les temps de persécution les fidèles qui assistaient à la célébration des saints mystères, au sein des catacombes et en d’autres lieux secrets, après avoir communié recevaient encore d’autres particules consacrées qu’ils emportaient dans leurs maisons et avec lesquelles ils se communiaient eux-mêmes.
Bien que Notre-Seigneur eût institué l’Eucharistie le soir et distribué son corps et son sang à ses apôtres après souper, toutes les églises, dès l’origine, ont cru néanmoins devoir, par respect pour ce divin aliment, le prendre avant toute autre nourriture.
Dans quelques églises, en souvenir de la cène, le Jeudi-Saint, on devait souper avant de participer aux saints mystères. Quelques abus s’étant glissés, des conciles rappelèrent à la règle de communier à jeun, toutefois en exceptant le Jeudi-Saint.
On ne sait à quelle époque, cette coutume abusive de communier le Jeudi-Saint, sans être à jeun, cessa complètement et spontanément. (Martigny, Dict. des Ant. chrét .)
Les anciens écrivains s’accordent pour nous montrer les communiants debout; c’était l’attitude des hommes en prière, surtout en Orient.
i. Les Dominicains ont conservé cette formule.