DERNIER ÉVANGILE
cien-Testament élevant la main comme pour bénir. Mais les doigts ne sont pas toujours disposés de la même manière. Dans l’origine, on trouve des bénédictions faites par la simple imposition de la main complètement déployée.
Il semble que la différence entre les bénédictions n’ait parue que dans les temps relativement modernes. Dans la confession de Saint-Pierre, on voit une représentation de Notre-Seigneur qui bénit à la grecque, sur l’arc triomphal de Saint-Marc à la latine, et dans la tribune de la même église à la
grecque. Innocent III, dans son Traité de la Messe, aborde la question, et prescrit d’élever trois doigts sans indiquer de quelle manière.
Un diptyque grec donné par Foggini (De Rom. Itin. Pétri, p. 471), représente saint Pierre bénissant à la latine, et saint André, fondateur de l’église de Constantinople, à la grecque.
Une des plus anciennes et des plus curieuses représentations d’une bénédiction est une miniature du fameux sacramentaire d’Autun qui remonte au ixe siècle. (PI. CLIX.)