DERNIER ÉVANGILE
— Dominus vobiscum.
— Et cum spiritu tuo.
— Initium sancti Evangelii secundùm Joannem.
— Gloria tibi, Domine.
— In principio eratVerbum, et Verbum erat apudDeum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in principio apud Deum. Omnia per ipsum facta sunt; et sine ipso factum est nihil quod factum est. In ipso vita erat, et vita erat lux hominum : et lux in tenebris lucet, et tenebræ eam non comprehenderunt. Fuithomo missus à Deo, cui nomen erat Joannes. Hic venit intestimonium, ut testimonium perhiberet de lumine; ut omnes crederent per ilium. Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux vera, quæ illuminât omnem hominem venientem in hune mundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et sui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dédit eis potestatem filios Dei fieri ; his qui credunt in nomine ejus : qui non ex sanguinibus, neque ex voluntate carnis, neque exvoluntate viri; sed ex Deo nati sunt. Et Verbum caro factum est; et habitavit in nobis (et vidimus gloriam ejus, gloriam quasi Unigeniti à Pâtre), plénum gratiæ et veritatis.
— Deo gratias.
L’évangile de saint Jean est la dernière addition qui ait été communément faite à la messe. Il y a environ six siècles que beaucoup de prêtres l’ont récité tout bas par dévotion en commençant leur action de grâces; et la dévotion des peuples les a portés à le réciter tout haut, avant que de quitter l’autel. On a vu dans G. Durand, en 1286, que des prêtres commençaient cet évangile à l’autel. Au diocèse de Paris et en plusieurs autres églises de France,
à la messe solennelle, on le dit en allant à l’autel et à la sacristie, ou même à la sacristie.
Les peuples ont toujours eu une grande vénération pour l’évangile de saint Jean. Un platonicien du temps de saint Ambroise disait que le commencement de cet évangile devrait être écrit en lettres d’or dans tous les lieux d’assemblées pour pouvoir être lu de tout le monde.
Dans les grandes actions qui étaient accompagnées
communié de la main de leur divin Maître, n’est en effet que leur action de grâces : Et hymno diclo exierunt in monlem.
Toutes les liturgies, sans exception, ont leur action de grâces. Celle que nous trouvons dans les constitutions apostoliques et qui était récitée par l’évêque est admirable. On y prie pour tous les ordres de l’État et de l’Église, pour obtenir des grâces spirituelles et temporelles, et surtout la plus précieuse, le bonheur éternel.
La règle ordinaire est de donner la communion au peuple, après celle du célébrant; mais en France, au vic siècle, on la donnait après la messe, comme cela se pratique encore dans quelques paroisses.