‹ La messeChapitre 63 sur 346 · Ricci, Ravenna e suoi contorni, 18785 p · texte numérisé non relu

Ricci, Ravenna e suoi contorni, 18785 p

Ciampini, Vel. monument ., p. 65.

P. Garrucci, Sloria dell’ arle, iv, pl. CCXXII, p. 70.

Saint-Marc; au milieu un ornement d’or se compose de deux carrés qui se croisent et dont les angles forment une étoile, un cercle est inscrit à l’intérieur; les pieds de l’autel qui passent sous la nappe donnent à croire qu’il était en bois.

Outre le pain que le prêtre tient entre ses mains, on en voit sur la table deux autres en forme de galettes rondes pétries en spirale. Placé en avant, tout au bord, pour laisser les mains de Melchisédech visibles, se dresse un calice d’or à deux anses, son col rétréci lui donne plutôt l’apparence d’une fiole que d’un verre à boire, et il nous permettra, par l'évidence de sa destination dans cette mosaïque, de ranger dans la catégorie des calices beaucoup de vases semblables.

Du côté de l’Évangile, Abel présente un agneau, son épaule et son bras droit sont nus; il n’est couvert que d’une draperie blanche qui laisse les jambes découvertes jusqu’au-dessus du genou, ses cheveux sont châtains.

Du côté de l’Épître Abraham présente son fils à l’holocauste ; il est vêtu d’un ample vêtement blanc avec larges manches et bande noire sur l’épaule. On remarque au poignet la manche serrée d’une tunique et une bande noire formant bracelet ; Isaac porte une tunique jaune. (Pl. III.)

Tous les personnages sont chaussés de sandales. Ils ont à peu près la stature naturelle. Le sol est blanc, les couleurs sont peu variées et de tons rabattus;

L’âge de cette mosaïque, 549, est incontestable. Agnellus rapporte avoir lu dans l’atrium de l’église cette inscription qui lui donne une date précise; elle était tracée en grands caractères : B. Apollinaris sacerdolis ( basilicam ) mandante viro beatissimo Ursicino episcopo a fundamentis Julianus argentarius œdificavit , ornavit atque dedicavit, consecrante vero B. Maximiano episcopo, die vim maiarum, ind. 12 octiesP. C. Basilii 1 .

Le mot ornavit semble prouver avec évidence que le saint évêque s’occupa aussi de l’ornementation et des peintures en mosaïque de son église, mais si on pouvait conserver quelque doute, la similitude de la mosaïque qui forme pendant de la nôtre à Classe, avec celle du chœur de Saint-Vital où Maximianus se trouve représenté, le ferait facilement tomber. On y voit les mêmes personnages, les mômes thuriféraires

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