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Agnellus, Migne, p

Garrucci, Sloria dell' arte, iv, pl. CCLXVI.

VIIe — VIIIe SIÈCLES.

et une identité de style qui révèle presque la même main. Au ixc siècle, du temps d’Agnellus, la tradition qui nous montrait le portrait de Maximianus dans ce tableau de Saint-Vital ne lui laissait aucune hésitation. Le style intrinsèque de cette vénérable mosaïque suffirait du reste à trancher cette question si elle était posée.

Après que l’invasion des Lombards eut éteint à Ravenne le foyer d’art grec que la domination des exarques y avait entretenu, on sait ce que devint l'Italie; malgré les essais de réhabilitation du prétendu art lombard, il est chaque jour plus évident que ce fut l’avènement de la barbarie complète. On ne s’étonnera pas si, à cette époque de notre histoire iconographique, pour l’Italie et pour les autres contrées, nous tombons dans une grande pénurie de monuments, et si nous ne pouvons offrir à nos lecteurs que de rares et incertaines images.

En dehors des sujets ' symboliques qui ne firent jamais défaut absolu, tels que le sacrifice d’ Abraham dans le manuscrit de Cosmas au Vatican, comme celui de Josué dans le rouleau conservé dans la même bibliothèque, nous ne pouvons citer que le revers de l’autel de Saint-Cuthbert, où l’on croit distinguer les traits d’un prêtre célébrant; l’autel de Ferentillo \ où un personnage en orante, placé sous un calice, a peut-être dans la pensée de l’auteur représenté le sacrificateur chrétien. Les images nous manquent pour combler cette lacune, mais nous pourrions fouiller dans les vieux missels de ce temps, et y trouver des documents qui les remplacent; l’Église d’Irlande, si florissante alors, et qui envoyait à son tour des missionnaires à l’Italie, nous ouvre sous ses rubriques de précieux renseignements 1 2. On y retrouve des similitudes si parfaites avec la messe romaine, qu’il est permis d’en imaginer les actes d’après celle-ci ; non-seulement les mots de la Consécration employés aujourd’hui, mais le Canon, le Memento des morts, etc., y sont fidèlement reproduits.

On peut consulter le missel de Bobbio légué par saint Colomban à ses disciples d’Italie, qui con¬

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