NE DEI
Hoc TU SIVE Plus fronte(m) sive pectora signes,
Nec leMorum insidies EXPECTARAQUE VANA TIME.
Voici le signe de la croix attaché au front, à la poitrine parfaitement décrit ; malheureusement la croix à laquelle l’inscription se référé adisparu. (de Hubner, Inscrip. Hisp. christ., p. 5> n° IO0
On lit encore sur le puits de Saint-Jean-Porte-Latine qui est du vme ou ix° siècle : « f Innomine P atris et Filii et Spir... omns sitientes veniie ad... »
Le Musée de Narbonne possède une inscription du xe siècle (?) en vers léonins, relative à la consécration d’un couvent sous le vocable de Saint-Nicolas ; cette pierre servait de margelle de puits :
Hæc domus est cuncta : Nicholay rite peruncta :
Fit consors Christi domui : qui subvenit isti :
Si socii vite forte : vultis adesse venitf. :
Hoc CRUCIS in signo f : libemur (pour liberemur ) ab [hoste maligno :
« Toute cette demeure est consacrée sous le vocable de Saint-Nicolas. Celui qui vient en aide à cette maison devient l’auxiliaire du Christ. Si vous voulez partager l’austérité de notre vie, venez avec ce signe de la croix f nous serons délivrés de l’esprit malin. » (Tournal, Catalogue du Musée , p. 52.)
Amen. — Le signe de la croix et beaucoup de prières de la messe se terminent par Amen. C’est un mot en usage dans la liturgie depuis les apôtres. Il est tantôt affirmatif, tantôt optatif. Prononcé par le peuple après la Collecte qui est une prière collective, il exprime un souhait équivalent au mot fiat « que Dieu nous exauce » ; après que le prêtre avait prononcé les paroles de la consécration, il devenait un acte de foi, d’adhésion au mystère auguste qui venait de s’accomplir.
Les hébraïsants le font dériver du verbe aman, qui littéralement signifie : Quod firmum sit, que cela soit constant, ainsi soit-il. Il a surtout ce sens à la fin d’un discours, d'une prière, pour marquer l’assentiment qu’on lui donne. Amen, quand il se trouve au commencement du discours, est traduit par les mots :
« En vérité ». Lorsqu’il est répété deux fois, il équivaut à une double affirmation. On s’en sert à chaque instant dans la liturgie et les prières particulières. Il a été conservé dans les offices latins, parce qu’on ne pouvait rendre plus brièvement ni plus énergiquement le sens que ce mot renferme. Saint Jérôme nous dit qu'à la fin des prières publiques, Amen retentissait comme un tonnerre dans l’Assemblée des fidèles.
Ce n’était pas seulement à la fin des oraisons qu’on répondait autrefois : Amen. Beleth, Durand et plusieurs autres nous apprennent qu’on le disait à la fin de l’Évangile, au lieu de : Laus tibiChrisle. Du reste, encore aujourd’hui, le Gloria in excelsis, le Credo qui ne sont pas des prières proprement dites, se terminent par Amen, pour marquer l’assentiment qu’on y donne, lorsque le chœur le chante.
Cette réponse ou acclamation qui ne semble mériter en liturgie qu’une simple explication du véritable sens, est d’une très-grande importance quand il s’agit du silence de la messe pendant le Canon. Le Canon romain (P. Lebrun), depuis la Préface jusqu’au Pater renferme cinq A men. Le peuple n’a jamais répondu que le dernier, et cela par une raison bien simple, c’est qu’avant le xne siècle, on ne trouve aucun Amen aux quatre oraisons du Canon, savoir: Communicantes, hanc igitur, supplices le rogamus, memento ipsis Domine. L’ancien Canon des quatre premiers siècles ne porte qu’une seule fois Amen, parce qu’il le termine. (Pascal, édit. Migne, p. 58.)
JUDICA ME DEUS
Le Prêtre fait, au pied de l’autel, le signe de la croix et dit :
In nomine Patris et Filii, et Spiritûs Sancti. Amen. Introïbo ad altare Dei :
Ad Deum qui lætificat juventutem meam.
Ps. xlii. (On l’omet ainsi que le Gloria Vatri, pendant la Semaine Sainte et aux messes de requiem.)
Judica me, Deus, et discerne causam meam de gente non sanctâ: ab homine iniquo et doloso erue me.
Quia tu es, Deus, fortitudo mea : quare me repulisti, etquare .tristis incedo, dum affligit me inimicus ?