Moran, Essays on iheearly Irisli Church, p
« Altare enim velut quamdam basim fidei suspicamur,
« unde vitalis cibi participantur alimenta; quia altare « ex proprietate nominis sui nonnisi sublimiumrerum « alta cognitio est. Divisum enim per sillabas nomen « altaris, inchoatumque de fine, res alta significatur « et sonat. Ad hanc fidem per gradus ascendere non « debemus. »
Voigt 1 croit trouver l’origine du mot dans alere , nourrir.
On reconnaît en général une signification différente aux deux mots ara et altare : « Ab ansa, écrit Varron s; « aram derivari, quod qui precarentur, aræ angulos « ansas apprehenderent. » Certains auteurs entendent par ara la partie supérieure de l’autel, d’autres, la partie inférieure comme la base et le fondement, d’autres la prennent pour le lieu consacré aux oblations ; quelques-uns semblent confondre les significations. Tacite 3, parlant de la noble Servilie : « Accita « in senatum, primum strata humi longoque fletu et « silentio, post altaria et aram complexa est. » — Pline 4 : « Ne propitiandis quidem numinibusaccendi « ex his altaria aræque debeant. » — Servius pense que les aræ étaient dédiés aux dieux infernaux, les altaria aux dieux supérieurs : « Aræ superis et inferis « diis consecratæ sunt ; altaria vero sunt superorum « tantum deorum, quæ ab altitudine constat esse « nominata. » — Julius Pollux parle de même de l’origine du mot3. — Isidore 6 s’exprime ainsi : « Aram « quidam vocatam dixerunt, quod ibivictimæ ardeant.»