Bridgett, Hislory of holy Ench., I, 1 s
même temps de remarquables analogies liturgiques.
Disons d’abord quelques mots des autels grecs :
Hérodote prétend que les Égyptiens, qui furent pour l’art les maîtres des Grecs, leur apprirent à construire les autels. Cela fut peut-être vrai au commencement, mais il est probable que le génie de tels disciples, s’il profita des leçons, en transforma promptement l’application.
La description que Pausanias donne du fameux autel d’Olympie mérite d’être citée, elle nous reporte sur plusieurs points à la consécration de nos autels, à nos chancels, etc. : « L’autel de JupiterOlympien, dit- « il, est placé à une égale distance du temple de Pé- « lopsetdeceluide Junon, en face de l’un et de l’autre. « Les uns disent qu’il a été élevé par Hercule Idéen; « les autres, par des héros du pays. Quoi qu’il en soit, « cet autel est fait de la cendre des victimes offertes « à Jupiter. Il y en a un de même à Pergame, un « autre à Samos érigé à Junon et qui n’est guère plus « important que ces foyers sacrés faits à la hâte « que l’on voit dans l’Attique. L’enceinte où l’on pré- « sente les victimes est fermée par une balustrade qui « a pour le moins 125 pieds de circuit. Depuis cette « balustrade jusqu’à l’autel, il y a 3 2 marches; l’autel « a 22 pieds de hauteur. On amène les victimes jus- « qu’à la balustrade ; là on les égorge. On prend les « cuisses, on les porte en haut pour les faire rôtir sur « l’autel. On arrive à cette balustrade par des marches « de pierre qui sont aux deux côtés; de là jusqu’en « haut de l’autel, ce sont des marches faites avec la « cendre des victimes. Les femmes et les filles peu- « vent approcher jusqu’à la balustrade, mais il n’y « a que les hommes qui puissent monter jusqu’à « l’autel.
« Chaque année, le 19 mars, les devins apportent « de la cendre du Prytanée ; ils la délayent dans de « l’eau du fleuve Alphée et font une espèce de mor- « tier dont ils enduisent l’autel »
Les autels antiques furent très-variés comme forme et comme matière. On les construisit selon les besoins du culte et sous l’influence d’une pensée symbolique, quadrangulaires, carrés, oblongs et même circulaires ; on les fit en marbre, en pierre, en terre cuite, en bronze et en bois ; comme chez nous, il yen eut aussi qui étaient portatifs, et munis d’anneaux où passaient les brancards. M. Gréau, dans sa belle collection de bronzes antiques, possède un autel triangulaire, dé-