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Voyez Catalogue, p. 340, n

4. Voyez à cet égard l’ouvrage de M. Philippe Berger. (Paris, 1877.)

privilèges que possédaient les autels antiques, sur les cérémonies qui les entouraient et dont nos usages liturgiques semblent quelquefois avoir hérité.

Des traditions invincibles qui montraient à l’humanité du côté de l'orient l’espérance du salut, engageaient les architectes à tourner les temples et les autels vers le soleil levant. Ainsi faisaient les chrétiens avant qu’on ait renoncé aux règles du symbolisme.

Le mariage solennel avait lieu devant l’autel, devant le prêtre et le flamen dialis, il était accompagné du sacrifice d’une brebis. — Ce fut sur l’autel qu’Hamilcar fit jurer à son fils Annibal une haine immortelle aux Romains.

L’autel antique possédait comme le nôtre le noble privilège du refuge ; les auteurs, entre autres Plutarque et Diodore de Sicile, nous en fournissent une foule d’exemples. — Cicéron dans son discours pour Roscius disait : « Quod vos cum facere non potestis « tanquam in aram ad Deum confugitis. » Et dans le Sénat quand il s’agissait de Claudius : « Hic nisi in « aram Tribunatus confugisset, vim Prætoris effugere « non potuisset. » — Térence nous apprend que les esclaves eux-mêmes y trouvaient une sauvegarde ; enfin Sénèque nous montre le salut des suppliants dans le seul contact des autels : « Aram tangite sup- « plices. »

Nos autels sont dédiés à des saints, ceux des païens avaient aussi des divinités tutélaires. Les autels de Jupiter et des dieux du ciel étaient les plus élevés; ils étaient dédiés à Jupiter tout-puissant, ou hospitalier, ou conservateur, tonnant, etc. On élevait des autels à la vertu, la vengeance, l’amitié, la piété, la tranquillité, la pudicité, etc.

Une multitude d’autels étaient dédiés aux dieux mânes et rappellent un culte des morts qu’on pourrait presque comparer au nôtre. On a retrouvé à Rome des exèdres qui servaient aux repas funèbres ; au milieu de l’un d’eux se dressait un autel pour les sacrifices; M. de Rossi 1 rapproche ces édifices de ceux bâtis par les chrétiens pour les agapes et aux basiliques trichorales qu’on voit encore debout dans leurs cimetières ; en effet sur une inscription de Tolentino on lit qu’une certaine Severina Marito dulcissimo ac sibi sarcophagum et panleum cum Iricoro disposuit. Nous ne devons pas voir seulement dans cette forme trichorale des basiliques un souvenir

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