Ibid., S
unter vielen *). Mais le nom seul est universel, et à ce point de vue il n'y a point de concept qui lui corresponde exactement; car pour arriver à penser l'universel dans toute sa pureté, il faudrait pouvoir éliminer complètement les différences spécifiques ; et c'est là un résultat idéal que la logique réclame, mais que le mécanisme psychique est incapable de réaliser complètement '. L'universel n'est donc qu'un abbreviatur, d'une très grande utilité pratique, mais sans aucune signification propre ^
Cette théorie implique manifestement la condamnation des Idées platoniciennes, des universalia realia de la scolastique, des idées innées des cartésiens, et enfin des concepts a priori de Kant. Les purs concepts ne sauraient être l'objet d'une intuition quelconque, puisqu'ils ne peuvent pas même être pensés, à plus forte raison d'une intuition a priori. Les catégories ne sont que des concepts longuement élaborés, produits derniers du mécanisme psychique; et c'est avec raison qu'Aristote les chercha dans le langage * qui est l'expression naturelle de ce mécanisme. Aussi sa table des catégories est-elle en définitive plus voisine de la réalité que celle de Kant qui a cherché, sans motif légitime, son fil conducteur dans la classification logique des jugements. Nous reviendrons sur la critique que fait Herbart des catégories kantiennes. Bornons-nous pour le moment à reproduire,