‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 106 sur 172 · KanI, Ani/iropoliiijie, prcmitTos pagca · texte numérisé non relu

KanI, Ani/iropoliiijie, prcmitTos pagca

« Didilh veut coudre : Didith veut écrire », parce qu'il n'y avait dans son esprit que la seule représentation de son corps griffonnant ou maniant l'aiguille.

C'est bien ainsi que l'entend Herbart. « La troisième personne par laquelle l'enfant se désigne d'abord, dit-il, a elle-même son origine et son point de départ dans la représentation de son corps, telle qu'elle lui est fournie par la vue et par le toucher, et dans les affections corporelles *. » D'abord les diverses représentations relatives au corps de l'individu, intimement unies en vertu du mécanisme psychique, constituent un tout (ein Aggregat von Merkmalen) analogues aux représentations complexes des autres corps. Le corps propre, origine du Moi, est alors un objet comme les autres objets (der Leib gilt fur ein Ding wie die andern*). Mais il ne tarde pas à s'en distinguer grâce au mouvement, parce qu'alors que les autres représentations sont tantôt présentes et tantôt absentes, il est au contraire constamment représenté, et surtout parce qu'il transporte partout avec lui ses affections (seine Gefûhle mit sicli hereintragt ^ »

L'enfant s'apparaît alors comme une chose particulière entièrement distincte des autres choses, mais non point encore comme une personne. Celle idée de personne, en prenant le mot dans un sens très général, se forme en lui, lorsqu'il arrive à distinguer des corps bruts les êtres animés, de la pierre ou de l'arbre, immobiles et muets, le chien qui sous la menace du bâton crie et fuit, et à se représenter dans cet animal la représentation de la douleur. La personne, c'est alors pour lui l'être

1. Die drille Person, als welche das Kind sich bezeichnet, findet ihre erste Grundlage in der Auiïassung des Leibes, sowohl im Sehen und Belaslen der eignen Gliedmaassen als durch die kôrperlichen Gefùhie (.Psych. als W., g 132, l. VI, p. 231).

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