Ibid., S 132, l. VI, p
corporel à vrai dire, la chose dans laquelle se produisent des représentations des autres choses et des affections, « Ding Avelchem Vorstellungen von anderen Dingen inwohnen ». Lorsque l'enfant parle de lui-même à la troisième personne, c'est en cette manière qu'il se considère*.
Résumons maintenant, d'après Herbart, les moments ultérieurs de la formation de l'idée du Moi comme première personne.
i°Ce groupe complexe de représentations qui constitue le point de départ du Moi devient par l'expérience le centre étendu (der raûmliche Mittelpunct) des diverses déterminations spatiales.
2° Les affections corporelles indiquent la présence en ce centre d'un quelque chose (etwas) qui n'est point seulement étendu (nicht ein blosses Raumerfullendes) et qui se déplace avec lui.
3" Ce centre apparaît comme le lieu des images (der Sammelplatz der Bilder) des autres choses, qu'il transporte partout avec lui, à la différence des choses ellesmêmes, et qui constitue ainsi une sorte de monde intérieur (ein Inneres) par opposition aux objets extérieurs.
4" De même qu'à ce centre aboutissent les affections qui ont leur origine dans les mouvements des autres choses, de lui partent aussi certaines modifications qui se produisent dans le monde extérieur, à la suite de certaines affections et de certains désirs qu'il éprouve *.
Ainsi est constitué le Moi première personne, véritable centre des choses, ce qui explique l'égoïsme. Le monde intérieur, le monde des images ne forme longtemps qu'un avec le corps qui constitue ainsi l'élément essentiel du Moi; mais il tend cependant à s'en séparer. La