‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 113 sur 172 · Paycholoffie ala Wisacnschaft, $ 130, t. VI, p · texte numérisé non relu

Paycholoffie ala Wisacnschaft, $ 130, t. VI, p

L'Union de l'Ame et du Corps.

Il semblerait d'après cela qu'Herbart dût admettre la complète dépendance de l'àme vis-à-vis du corps et subordonner la psychologie à la physiologie. Et cependant c'est justement le contraire qui a lieu : d'une part il combat à diverses reprises les prétentions des physiologistes, et déclare expressément que la physiologie, sous peine de se condamner à demeurer une science purement empirique, doit se résigner à ne venir qu'après la psychologie qu'elle suppose '; d'autre part il affirme que dans l'état normal tout au moins (car dans le rêve, le délire, la folie les rôles sont intervertis), le corps est entièrement sous la dépendance de l'àme '. D'où provient donc cette suprématie de l'àme sur le corps, ce pouvoir qu'elle a de lui imposer sa domination? De la place même qu'elle occupe '. L'àme étant un être simple, analogue à tous les autres simples, il n'y a aucune difficulté à lui assigner un lieu dans le corps. L'expérience montre que chez l'homme et les animaux supérieurs tout au moins, ce lieu doit être le cerveau. Mais il n'est pas nécessaire d'admettre que le lieu de l'àme soit un point fixe et déterminé : peut-être, vraisemblablement même, suivant une hypothèse qui malgré son étrangeté a été plus tard reprise par Lotze, ce lieu est-il une région (ein Gegend) plus ou moins étendue, dans laquelle elle se meut en

1. Jene (die Psychologie) isl die eràlc, die vorangehende, dièse (die Physiologie) falls sic nieht blesse Erfahrungswissenschaft sein will, die zweilc {Lehrb., § 160).

2. Ps;/ch. als Wiss., g 157, t. VI, p. 408 (Sic dominirl das System in welchcm sie sich befiiidel).

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