Ibid., S 154, t. VI, p
simples appartenant à la substance cérébrale qui sont en connexion immédiate avec Tàme, et de proche en proche, mais simultanément dans toute la chaîne des êtres simples qui constituent tel ou tel nerf. Dans le cerveau et dans le nerf lui-même ces actes de conservation individuelle ne sont peut-être pas accompagnés de modifications dans l'arrangement extérieur des êtres simples. Mais il en est tout autrement dans le muscle : l'arrangement extérieur tend à se régler sur l'état interne, et il se produit une pénétration plus intime des éléments qui constitue ce que nous appelons la contraction du muscle*.
Mais si la théorie qui précède explique la possibilité d'une action exercée par l'àme sur l'organisme, elle n'explique pas encore la production volontaire de tel ou tel mouvement déterminé. Herbart admet que primitivement les mouvements divers des muscles se produisent sous des influences purement organiques; mais chacun de ces mouvements est accompagné dans l'àme d'une sensation particulière en môme temps que de sa représentation. Plus tard, lorsque l'âme se représentera le mouvement qu'elle veut exécuter, la sensation correspondante se reproduira et par conséquent aussi l'arrangement extérieur des êtres simples auquel elle est liée, d'où résulte le mouvement.
Ainsi s'explique (au moins en partie) la domination que dans l'état de veille et de santé tout au moins, l'âme exerce sur le corps, qui n'est plus ainsi pour elle qu'un merveilleux instrument, auquel à vrai dire elle doit tout, puisque sans lui elle ne serait même pas capable de représentation.