Psychologie als Wissenschaft, $ 15i, t. VI, p
Le corps n'en a pas moins sa vie propre, et à ce point de vue il est tellement indépendant de l'àme que celle-ci est pour lui un embarras (ein Last) plutôt qu'un secours. Elle est, dit Herbart citant un mot de Reil, le parasite naturel du corps (die Seele ist der natûrliche Parasit des Kôrpers *). Il y a dans tout être organisé une force vitale, ou plutôt un système de forces vitales, qui, comme les forces d'attraction et de répulsion dans la matière brute, s'expliquent par la loi en vertu de laquelle l'arrangement extérieur des êtres simples se règle sur leur état interne et réciproquement, de telle sorte que dans un arrangement déterminé de ces éléments elles prennent nécessairement naissance. Les rapports spatiaux des êtres simples, tels qu'ils existent dans le corps vivant, se traduisent intérieurement par certaines manières d'être particulières (eine innere Bildung) qui différencient les éléments de la matière organisée de ceux de la matière brute. Comme on le voit l'organisation n'est pas un produit de la force vitale; mais ce sont au contraire les forces vitales qui résultent de l'organisation ^
Mais cette disposition interne (dièse innere Bildung) qui constitue la force vitale, une fois acquise survit à l'organisation, de telle sorte que les éléments chez lesquels elle s'est une fois développée deviennent éminemment propres à entrer dans d'autres organismes : aussi la vie nuit de la vie, et les organismes supérieurs se nourrissent d'organismes inférieurs. Il semblerait par là qu'Herbart eût dû accueillir avec empressement les théories transformistes dont il a eu en effet connaissance, particulièrement par la Biologie de Treviranus. Il en accepte à vrai dire le principe, confirmé par la géologie,