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PSYCHOLOGIE DE HERBART. èll
que toutes choses ont dû se produire suivant la loi d'un progrès continu (Stufenweise) *. Mais suivant lui ce progrès ne saurait être rapporté à la nature elle-même. « L'opinion d'après laquelle les organismes inférieurs seraient nés de la matière brute, et les organismes supérieurs des organismes inférieurs, par un processus naturel, doit être rejetée *. » Le transformisme naturaliste lui apparaît comme une forme particulière de la doctrine de l'absolu devenir dont la métaphysique a démontré l'absurdité.
Pour lui c'est à la finalité qu'il demande l'explication de l'organisation '; c'est la Providence qui a disposé les mouvements primitifs des êtres simples de manière à rendre possibles non seulement l'ordre admirable du monde physique, mais encore et surtout l'organisation, la vie et la pensée. C'est elle qui a fait du corps l'admirable instrument que nous connaissons, soumis à l'empire de l'àme qui le gouverne à son gré. « La subordination même du système nerveux à l'àme peut être considérée comme quelque chose qui ne saurait être expliqué par les seules lois de la nature, mais n'est intelligible que dans l'hypothèse d'une disposition particulière, qu'il faut elle-même rapporter à l'art par lequel les animaux supérieurs ont été appelés à l'existence *. »
Celte considération de la finalité nous permettrait peutêtre de résoudre une question assez embarrassante, en l'absence de textes précis : la domination de l'âme sur le corps et sa qualité même d'être pensant dépendent-elles uniquement de la situation particulière qu'elle occupe dans l'organisme, de telle sorte que tout être simple