‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 118 sur 172 · Psychologie als Wissenschaft, S 157, t. VI, p · texte numérisé non relu

Psychologie als Wissenschaft, S 157, t. VI, p

2i2 LA MÉTAPHYSIQUE DE HERBART.

serait susceptible de devenir une âme dans des circonstances déterminées? C'est ce que l'on serait tenté de croire puisque Herbart déclare expressément que l'àme n'est point essentiellement une puissance représentative et ne devient telle qu'accidentellement (zufallig). Il dit bien d'autre part que chez les âmes des animaux inférieurs (à plus forte raison chez les éléments corporels) les actes de conservation individuelle n'ont peut-être aucune ressemblance avec nos représentations '; seulement on pourrait expliquer le privilège de la représentation que possèdent les âmes des animaux supérieurs par la situation même qu'elles occupent dans des organismes plus parfaits. Mais du moment où l'organisation est l'œuvre d'une Providence, on conçoit que la sagesse souveraine n'ait pas choisi arbitrairement tel ou tel être simple pour en faire le principe dominant, l'âme d'un vivant supérieur. Chaque être simple a sa qualité propre, qui constitue son essence : Dieu doit avoir eu égard à la dignité respective de chacun d'entre eux et leur avoir attribué une situation appropriée. Cette hypothèse se trouve confirmée au moins dans une certaine mesure par un passage où l'auteur déclare que l'âme diffère des éléments simples qui constituent la substance nerveuse, soit parla place qu'elle occupe (durch ihre Stellung), soit par sa nature essentielle (oder ursprùnglich als Wescn) *. Si on l'admet, la doctrine est en quelque sorte retournée puisque dès lors la perfection de l'âme ne se règle plus en dernière analyse sur la perfection de l'organisme, piais au contraire la perfection de l'organisme sur la

l.I)ieSelbslerlialliingcn(dorSeeletidernicdrieg3lcn Gcschùpfoii) haben viellcichl kcinc Aenlichkeit mil unsern Vorslellungen {Psych. als Wiss., S 159, l. VI, p. 411).

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