Psychologie als Wissenscha/Ï, $ 124, t. VI, p
sance par concepts, sa légitimité repose sur ce que les concepts ne sont point des apports a priori du sujet, ou des produits arbitraires de la pensée, mais ne sont que des « abbreviatur » résultant nécessairement du mécanisme psychique, en vertu duquel, dans la fusion des représentations semblables, les éléments analogues deviennent prépondérants, font saillie en quelque sorte, et éliminent presque complètement les éléments dissemblables. « Ce qui fait la valeur de l'universel, c'est donc qu'il se retrouve toujours dans le particulier » (das Allgemein bat darum Giiltigkeit, weil es in jedem Einzelnen wiederkehrl) *. Les propositions générales ont surtout pour utilité de nous éviter la peine de recommencer dans chaque cas particulier les recherches qui seraient autrement nécessaires. « In allgemeinen Sâtzen und Beweisen fmden wir uns bloss der Miihe uberhoben, das Einzelne, noch einmal mit derjenigen Nachforschung zu verfolgen, die wir jetzt anstellen wurden, wenn wir sie nicht schon angestellt hiitten *. » Il est impossible de méconnaître l'analogie de la doctrine de Herbart avec celle de Stuart Mill, analogie manifeste dans la pensée et jusque dans les expressions.
Comme la connaissance intuitive, la connaissance par concepts ne nous donne que des rapports, mais la connaissance des rapports suffit à nos besoins. C'est à une telle connaissance que se réduisent des sciences aussi parfaites que l'astronomie par exemple; c'est sur elle aussi que repose toute la sagesse pratique (die Lebensklugheit), l'empire de l'homme sur ses passions, et jusqu'à la moralité la plus haute. « Nous vivons au sein des relations et n'avons point besoin d'autre chose » (Wir