Kaiil, Kril. dcr H. V. : Antilyt. IrunsceiuL, g XXIII
les pères de la philosophie. « Veteres Eleatici colendi tanquam patres philosophias mihi videntur *. » Mais, instruit par l'expérience des siècles, et inspiré par sa haine du Panthéisme dont la philosophie contemporaine lui fournissait de si nombreux exemples et auquel il avait surtout à cœur d'échapper, il se garde bien de tomber dans l'erreur de la spéculation naissante, qui proclamait l'unilé absolue de l'être : il n'attribue plus à l'être qu'une unité purement intrinsèque qui n'est nullement incompatible avec la pluralité des êtres. Ainsi avait déjà fait Platon en substituant à l'unité absolue de Parménide la pluralité des Idées, intermédiaires entre l'unité suprême et la multiplicité indéfinie du monde sensible. Les Idées platoniciennes ne sont point sans analogie avec les êlres simples de Herbart : elles en ont l'unité, la simplicité, l'immutabilité; et l'on pourrait appliquer aux premiers ce que Cicéron dit des dernières dans une phrase citée par Herbart : « cernere nos oportet id quod semper sit simplex et uniusmodi et taie quale sit * ». Ce qui augmente encore la ressemblance c'est que l'essence des êtres simples est constituée par une qualité. On pourrait même en allant plus loin remarquer que les Idées de Platon sont destinées à faire disparaître les contradictions du monde sensible, comme les êtres simples de Herbart, et qu'elles fournissent comme eux le principe et l'explication des phénomènes. On a pu interpréter la doctrine Platonicienne, en ramenant les apparences sensibles à de simples rapports entre les Idées qui se limiteraient les unes les autres '; n'est-ce pas ainsi que les oppositions entre les qualités des êtres simples donnent