‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 134 sur 172 · Fouillée, Philosopliie de Plalon · texte numérisé non relu

Fouillée, Philosopliie de Plalon

naissance au monde des phénomènes *? Mais les Idées de Platon ne sont pas seulement des qualités : il y a aussi des Idées des rapports, des Idées des genres et des espèces; et surtout ces Idées, produits de l'abstraction, sont toutes des Idées générales, des Universaux, pendant que les êtres de Herbarl sont essentiellement des individus. A ce point de vue ils se rapprocheraient des Enléléchies d'Anstote qui ont en effet servi de point de départ et de modèle à la Monadologie de Leibniz. « Il fallait rappeler et comme réhabiliter ces formes substantielles si décriées aujourd'hui *. » Enfin on pourrait à beaucoup d'égards comparer les êtres simples de Herbart avec les atomes d'Épicure, surtout si l'on considère que l'auteur de la Métaphysique générale est amené à attribuer, du moins en manière de fiction, une forme à ses êtres simples et à les envisager comme des sphères. Sa doctrine est en somme un véritable atomisme, et lui-même le reconnaît expressément, en remarquant toutefois ce qui la distingue de l'alomisme épicurien : ses êtres simples sont essentiellement pénélrables les uns aux autres, et aux rapports externes qu'ils soutiennent entre eux (au moins vis-à-vis du spectateur) correspondent des états internes qui n'ont point leurs analogues dans l'Épicurisme, les perturbations et les actes de conservation individuelle •'. Il est manifeste cependant que les véritables analogues des êtres simples de Herbart ne sont ni les atomes d'Épicure, ni les Enléléchies d'Aristote, ni les Idées de Platon, ni l'être de Parménide, mais les monades de Leibniz. C'est la monadologie de Leibniz ou du moins

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