‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 135 sur 172 · Allgmeine Metn/j/n/sik · texte numérisé non relu

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THÉORIE DE L'ÉTBE. 251

celle de Wolffqui lui a certainement servi de modèle, et la copie présente au premier abord une ressemblance frappante avec l'original. Mais les différences ne tardent pas à apparaître, surtout quand on restitue à la monadologie de Leibniz sa véritable signification que l'interprétation superficielle de Wolff' avait fait oublier. Herbart reproche à Kant de n'avoir vu Leibniz qu'à travers le prisme trompeur du dogmatisme Wolffien; et luimême cependant, quoiqu'il ait connu les éditions de Raspe (1765) et de Dutens (1768), ne semble pas avoir pénétré jusqu'à la pensée intime de son prédécesseur. Aussi ne comprit-il pas toute la différence qui séparait sa propre doctrine de celle de Leibniz. Il ne peut s'empêcher d'attribuer aux monades des rapports spatiaux, de les loger dans un espace, à vrai dire intelligible (in spatio, scilicet intelligibili), qu'il reproche à Leibniz de n'avoir pas reconnu assez expressément, de les considérer comme constituant des aggrégats, à la manière de ses êtres simples, et il prend au sérieux la théorie du vinculum substantiale : il déclare absurde ce lien substantiel (absurdissimum hoc vinculum), qui implique toutes les difficultés inhérentes à l'espace (in se habet omnes spatii relationes et oppositiones, ita negationes) et qui suivant lui n'est qu'une addition ultérieure (super additum monadibus antea inventis), un subterfuge hasardeux et irréfléchi (temere et inconsiderate in auxilium advocatum) pour échapper à l'objection d'après laquelle la monadologie ferait des corps de pures apparences (mera phœnomena) *. Or le vinculum substantiale appartient à la forme exotérique du système, et Leibniz ne le fait en effet intervenir que pour accommoder au Réalisme

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