Leibniz, CorreH|>on(Jance avec Clarke, lullrc V
merce des substances et le temps comme la conséquence dynamique de leurs états. Mais ce que l'espace et le temps ont de propre et d'indépendant des choses, ce que l'un et l'autre semblent posséder en eux-mêmes, il l'attribua à la confusion de ces concepts, confusion qui faisait que ce qui est une simple forme de rapports dynamiques, est considéré comme une intuition propre, existant par elle seule et précédant les choses mêmes.... C'est qu'il cherchait dans l'entendement toutes les représentations, même les représentations empiriques, ne laissant aux sens que la misérable attribution de confondre et de brouiller les concepts de l'entendement*. » Kant craint donc que, le temps et l'espace participant à cette confusion qui est le propre de la connaissance sensible dans la doctrine de son prédécesseur, la nature ne soit plus qu'un monde d'apparences et d'illusions. Que deviendraient alors les mathématiques dont l'Esthétique transcendanlale a surtout pour but d'établir la légitimité? C'est pourquoi ses arguments sont dirigés autant et plus contre l'idéalisme de Leibniz que contre le réalisme de Newton et de Clarke. Mais il est facile de voir combien ses craintes sont peu justifiées. En effet, d'une part, les rapports spatiaux que l'entendement dégage des visions confuses de la sensibilité ont déjà le caractère scientifique d'être des idées claires et distinctes, et ils sont nécessaires en ce qu'ils expriment nécessairement les rapports vrais tels qu'ils existent dans l'entendement divin, à la manière, pourraiton dire, dont la courbe géométrique exprime l'équation algébrique; et d'autre part ils s'appliquent nécessairement aux phénomènes dans lesquels ils sont impliqués, de telle sorte que ceux-ci ne sont point de simples appa-