‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 153 sur 172 · m/., s XVI · texte numérisé non relu

m/., s XVI

est l'objet de rapperception pure, que l'on peut appeler aussi apperception primitive, « parce qu elle est en cette conscience de soi-même qui, en donnant naissance à la représentation « je pense » qui doit pouvoir accompagner toutes les autres représentations, ne peut plus être ellemême accompagnée d'aucune autre * ». Il constitue avec le Moi empirique, tel qu'il est donné par le sens intime, un seul et même Moi, et cependant il ne lui est pas identique ^ : il en diffère en ce qu'il est le principe de l'unité synthétique et de la liaison universelle des représentations, alors que le Moi empirique suppose cette synthèse préalable et n'est lui-même possible que par elle. Est-il le même pour tous les hommes? Ivant ne le dit nulle part expressément non plus qu'il ne parle jamais en propres termes d'un entendement humain universel. Cependant c'est un seul et même entendement qui chez tous les hommes procède à l'élaboration de la nature, car autrement la nature représentée dans les diverses consciences individuelles ne serait pas la même, et la science deviendrait impossible ; et comme le Moi est le principe de l'unité introduite par cet entendement, c'est aussi un seul et môme Moi qui chez tous les hommes préside à la liaison des représentations, puisque aussi bien ce iMoi est exempt de toutes les déterminations particulières qui sont nécessaires à la constitution du Moi empirique. Les différents Moi empiriques ne sont au fond que le même Moi diversement déterminé; et c'est ce qui explique qu'en un sens le Moi empirique soit différent du Moi pur, bien qu'en ua autre sens il ne constitue avec lui qu'un seul et même Moi.

Ce Moi pur de la Critique est incontestablement l'ana-

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