‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 154 sur 172 · Ibid., § XXIV · texte numérisé non relu

Ibid., § XXIV

logue et l'origine du Moi absolu de la Wissensc/iaftsie/ire, de même que l'apperception pure est l'analogue et l'origine de Tintuilion intellectuelle de Fichte. Cependant il faut reconnaître que sur ce point la pensée de Kant est loin d'avoir toute la précision de celle de son successeur; et Herbart pourra reprocher non sans quelque raison à l'auteur de la Critique de n'avoir pas suffisamment approfondi la question du Moi, et de n'en avoir pas déterminé le concept avec assez de netteté. « On ne saurait admettre, dit-il, que Kant se soit fait une exacte idée du Moi » (Es kann nicht gegeben worden dass Kant den BegrifT des Ich richtig gefasst habe *). Et ailleurs : « Kant qui se donne tant de peine pour expliquer les diverses sortes de liaisons par lesquelles la multiplicité donnée dans l'intuition est ramenée à l'unité des objets, passe au contraire avec une extraordinaire précipitation sur ce « je pense » qui doit pouvoir accompagner toutes nos représentations » (Er ist zur aussersten Vorschnelligkeit freigebig mit dem Ich denke, welcher, wie er sagt, aile unseren Vorstellungen begleiten kônnen miisse '). Pourquoi donc en fait ne les accompagne-t-il pas toutes? Et pourquoi, dans quelles conditions, suivant quelles lois accompagne-t-il réellement celles-ci plutôt que celles-là? Voilà ce qu'il aurait été intéressant de connaître, et ce que l'auteur néglige de nous faire savoir. En quoi, d'autre part, consiste l'esFence du Moi d'après Kant? Est-il pour lui comme pour Fichte l'identité du sujet et de l'objet? C'est ce qu'il est impossible d'apercevoir clairement.

La première de ces questions se rattache à ce qu'il y a de vraiment inintelligible dans la doctrine de Kant,

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