‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 155 sur 172 · Ibid., S 119, S. W., l. VI, p · texte numérisé non relu

Ibid., S 119, S. W., l. VI, p

ces phénomènes objets d'une perception simplement possible, ces représentations qui ne sont représentées nulle part, mais qui sont seulement susceptibles de l'être. Pour nous en tenir à la seconde, sans revenir sur un point précédemment traité, il ne semble pas que le Moi de la Critique puisse être considéré comme l'identité du sujet et de l'objet. En effet le sujet ne nous est jamais donné comme objet. D'une part, en ce qui concerne le Moi empirique, je me connais par le sens intime tel que je suis intérieurement affecté et non pas tel que je suis réellement (was die innere Anschauung betrifft, wir unser eigenes Subject nur als Erscheinung, nicht aber nach dem was es an sich selbst ist, erkennen '). Et d'autre part, en ce qui concerne le Moi pur, « dans la synthèse de la diversité des représentations en général, je ne me connais ni comme je m'apparais, ni comme je suis réellement, mais j'ai seulement conscience que je suis » (nicht wie ich mir erscheine, noch wie ich an mir selbst bin, sondern nur dass ich bin *).

Si Fichte peut voir dans le Moi l'identité du sujet et de l'objet, c'est parce qu'il identifie le sujet transcendantal de Kant avec le Moi lui-même, et en fait l'objet d'une intuition intellectuelle, d'une connaissance adéquate, absolue. Mais pour l'auteur de la Critique il n'existe point, chez l'homme du moins, d'intuition intellectuelle; la représentation du Moi est une pensée, non une intuition (dièse Vorstellung istein Denken, nicht ein Anschauen) : elle est donc une forme vide et non point une connaissance.

Toutefois, si l'on ne peut considérer le Moi pur de Kant comme l'identité du sujet et de l'objet, on voit que

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