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autre chose : il est seulement conduit par sa théorie même de la connaissance et par sa conception particulière de la réalité, à attribuer aux conclusions théologiques que l'on peut tirer de l'ordre qui règne dans la nature sensible, indépendamment de toute considération d'ordre pratique, une valeur plus grande que Kant ne saurait le faire. Mais pour lui aussi toutefois cette conception que « les choses n'aboutissent pas seulement à une fin, mais ont leur origine dans une fin qui a été pensée, voulue et réalisée par un esprit tout-puissant, ne peut être considérée que comme une hypothèse et ne saurait avoir la valeur d'une démonstration rigoureuse *. » En fait Herbart restreint beaucoup plus que son prédécesseur la portée du principe des causes finales; car pendant que ce dernier affirme la légitimité et l'utilité pratique de son application dans l'ordre purement scientifique, surtout en physiologie, il bannit absolument la finalité de la science proprement dite, il ne la fait intervenir que comme principe suprême d'explication, et pour permettre le passage de la science de la nature à la théologie.
Avec cette différence que Kant attribue une plus grande valeur à la finalité morale, Herbart à la finalité physique, les conceptions théologiques des deux philosophes présentent encore une remarquable analogie. Gomme Kant, Herbart rejette l'argument ontologique, puisque, suivant lui, l'existence consistant dans l'absolue position ne saurait jamais être contenue dans aucun