‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 162 sur 172 · Lehrhuch zur Einleitung in die Philosophie · texte numérisé non relu

Lehrhuch zur Einleitung in die Philosophie

{die innere Freiheit) qui consiste essentiellement dans la conformité de la volonté avec le jugement qui s'impose à l'entendement (die Einstimmung zwischen dem Willen und der liber ihn ergehenden Beurtheilung ûberhaupt) *. -Puis viennent les idées de la perfection (die Vollkommenheit); de la bienveillance (das Wohlwollen) qui exige l'amour (die Liebe); enfin du droit (das Reclit) et de l'équité ou rémunération (Billigkeit oder Vergeltung) '. Ce sont ces idéaux pratiques que Herbart substitue à l'impératif catégorique de Kant. Ils ne doivent point être subordonnés les uns aux autres, encore moins sacrifiés les uns aux autres, comme il arrive si souvent, tel s'élevant à une haute perfection intérieure mais sans avoir la bienveillance, pendant que tel autre ne connaît que l'amour sans se soucier de la justice ^; mais tous s'imposent également à la bonne volonté.

Ainsi Herbart, comme les anciens, fait reposer le devoir sur le bien, pendant que Kant fait reposer le bien sur le devoir : en morale comme en métaphysique il repousse le principe même de la révolution que son prédécesseur avait cru devoir accomplir; et proclame que le bien pour la volonté comme le vrai pour l'intelligence consistent à se régler sur les rapports objectifs, non à imposer leurs propres lois aux choses. Le point de vue de Herbart est donc diamétralement opposé à celui de Kant.

D'autre part Herbart cherche à tempérer et à adoucir le rigorisme excessif de son prédécesseur. « Celui, dit-il, qui s'efforce d'embrasser tous ensemble et de tenir également éveillés dans son âme les divers idéaux pratiques,

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