Ihiii., ;; i:»o, p
.1. lbid.,% n, p. 89.
jours » (wie der Mensch einmal ist, so ist er immer; wie das ganze Geschlecht der Menschen und aller Vernunflwesen ûberhaupt jetzt ist, so bleibt es *). Le monde phénoménal n'est plus qu'une ridicule fantasmagorie, la vie une absurdité, puisqu'elle ne peut rien changer, rien améliorer. Que venez-vous donc parler de devoir, de morale, d'éducation? Et quelle contradiction, pourrait-on ajouter, que cette conception d'une série de vies, dans lesquelles la volonté va sans cesse se perfectionnant et se rapprochant par la vertu de la Sainteté! Il faut bien reconnaître avec Herbart, que cette théorie kantienne de la liberté transcendantale, spéculativement inintelligible, pratiquement immorale, est une pure folie (Thorheit), une suprême extravagance qui ne répond ni aux conditions de la réalité, ni aux exigences de la conscience.
Mais à cette liberté transcendantale, Herbart que vat-il substituer? Il ne saurait admettre davantage le libre arbitre ordinaire dont le concept implique également contradiction. Dans l'hypothèse de la liberté d'indétermination, chaque décision, chaque acte de volonté est conçu comme s'il était seul, sans Relation avec ceux qui l'ont précédé comme avec ceux qui le suivront. Il n'y a plus de caractère : celui qui hier était le meilleur, peut aujourd'hui devenir le pire '.
La doctrine de Herbart est un mécanisme psychologique fondé sur un mécanisme métaphysique : dans une telle doctrine il ne saurait y avoir de place que pour le déterminisme. La volonté n'est ici qu'une forme particulière du désir, un désir réfléchi, délibéré, et dont la réalisation est conçue comme possible (ein Begehren ver-
^. Einleit., g 130, p. 212.