Ilauplpuncle der Metaphysik, g i
reconnaître que son existence n'est en définitive qu'un objet de croyance '.
L'influence idéaliste est encore parfaitement reconnaissable dans les théories de Herbart sur l'espace intelligible et le mouvement des êtres simples, à tel point que l'on est à chaque instant porté à s'abuser sur la véritable pensée de l'auteur. L'espace comme le mouvement ne sont que des objets de pensée (Gedankendinge); ils n'existent que pour le spectateur (nur fur den Zuschauer); l'espace n'est qu'un filet, apport du spectateur, qu'il jette sur les êtres simples, et auxquels ceux-ci tendent continuellement à échapper, d'où l'apparence de leur mouvement '. Dans toute cette partie de la synéchologie, l'expression afiecte souvent une forme si apparemment idéaliste qu'il est surtout difficile de la concilier avec le réalisme de l'auteur.
Et cependant Herbart est bien réaliste, de même que Kant est vraiment idéaliste : les considérations qui précèdent peuvent atténuer les différences entre les deux doctrines, mais non pas les faire disparaître entièrement. Gomme Herbart lui-même le remarque avec sa précision ordinaire, « ce qui caractérise l'idéalisme c'est l'efl^ort pour dériver l'être de l'acte, pendant que le véritable réalisme rattache l'acte aux qualités du réel » (den Idealismus characterisirt es, dass er das Sein aus dem Thun ableiten will; der wahre Realismus entwickelt das Thun aus den Qualilaten des Realen ^). On ne saurait mieux marquer l'opposition qui existe au fond entre Kant et Herbart. Chez le second c'est l'être qui est primitif, l'être simple, identique, immuable; l'activité comme la pensée