‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 22 sur 172 · Grundlage der gesammlen Wissenschaftslehre, I · texte numérisé non relu

Grundlage der gesammlen Wissenschaftslehre, I

leurs sur une conceplion erronée de la causalité \ Sans doute le réel a son mode d'opération particulier (Wirkung); mais ce n'est point là encore qu'il faut chercher les apparences sensibles. C'est ce que Ton pourrait appeler le phénomène du premier degré, c'est le phénomène réel (das wirkliche Geschehen). L'être et le phénomène réel constituent toute la réalité dont l'étude fait l'objet de l'Ontologie. Cette réalité ne peut être conçue que grâce à certaines formes dont la construction n'est pas sans analogie avec les constructions mathématiques : ces constructions (l'espace, le temps, le mouvement) qui rendent possible l'apparence, ou phénomène du second degré (der Schein), sont exposées dans la synéchologie. Enfin il reste à expliquer comment ces apparences dont la possibilité est conçue en général, sont les représentations d'un Moi. C'est là le but que se propose l'idéologie, qui assure en même temps les fondements de la doctrine par la réfutation de l'Idéalisme.

Ainsi se trouvera achevée l'œuvre de la métaphysique, qui, partant du donné, reviendra enfin au donné, per gradus deùitos, en passant par le réel, parcourant ainsi un cercle complet dont l'être et le donné constituent les deux pôles. C'est ainsi que la méthodologie détermine, en môme temps que l'ordre rigoureux qu'il faut suivre dans la résolution dos problèmes métaphysiques, les divisions de la science qui en fait son étude.

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