AVANT-PROPOS. IX
rience et de sa sagacité. Cependant, tout en demandant à la psychologie de l'auteur les éclaircissements qui nous seront si souvent indispensables, nous nous bornerons, pour ne pas assumer une tache trop lourde, à considérer ici le métaphysicien, défenseur sage et modéré du Réalisme contre les audaces de la spéculation transcendante de ceux qui s'intitulaient les légitimes héritiers de la pensée de Kant, et, par un examen comparatif suivi, à rechercher jusqu'à quel point les liens étroits qui le rattachent à la Critique l'autorisent à se proclamer lui-même kantien. Une courte introduction, dont nous emprunterons les éléments à la si remarquable biographie dont M. Hartenstein a fait précéder son édition des opéra minora, fera connaître d'abord en même temps que les détails les plus importants de la vie de Herbart, d'ailleurs aussi calme, aussi peu mouvementée que celle de Kant, les origines de sa doctrine, le développement de sa pensée et ses principaux travaux.
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