‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 30 sur 172 · Ihiil., S · texte numérisé non relu

Ihiil., S

Qualitat des Seienden ist schlechthin einfach) ' . En effet toute multiplicité dans l'essence de l'être introduit nécessairement une relation entre les divers termes de la multiplicité. Supposez que l'être soit A et B : alors on ne peut poser A sans poser B et Ton ne peut poser B sans poser A. — Mais alors, dira-t-on, ne posez ni A ni B; posez seulement l'unité de A et de B. — Vain artifice : l'unité posée ne serait pas une unité quelconque, mais l'unité de A et de B : elle impliquerait donc une relation. Direz-vous enfin que A et B peuvent exprimer également et indépendamment l'un de l'autre la nature, l'essence de l'être, de manière à n'impliquer aucune relation? Tels sont chez Spinoza les attributs de la substance : chaque attribut, exprimant la nature de la substance à sa manière peut et doit être conçu indépendamment de tous les autres (unum sine ope alterius); — l'étendue infinie par exemple peut et doit être conçue indépendamment de la pensée infinie et réciproquement; — et cependant les attributs de la substance sont non seulement multiples, mais encore en nombre infini, car à mesure qu'une chose a plus d'être ou de réalité un plus grand nombre d'attributs lui conviennent (quo plus realilatis aut esse unaquœque res habet, eo plura attributa ipsi competunt *). Celte doctrine de Spinoza renferme, d'après Herbart, une confusion manifeete. Sans doute l'essence, la qualité de l'être est susceptible d'une infinité d'expressions diverses; et Herbart lui-même, comme on le verra bientôt, admet la possibilité et la nécessité d'envisager l'être sous des points de vue différents. Mais l'erreur de Spinoza, c'est de faire de ces expressions (Ausdriicke), de ces représentations (Dars-

•1. Allgemeine Metaphysik, g 207.

Page 1