‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 31 sur 172 · Spinoza Ethica, I · texte numérisé non relu

Spinoza Ethica, I

tellungen), de ces traductions (Uebersetzungen), de ces manifestations (Offenbarungen), des attributs essentiels de l'être. Les points de vue divers sous lesquels l'être peut être envisagé sont des points de vue accidentels (zufâllige Ansichten); ils expriment la qualité, mais ils ne sont pas la qualité : car une pluralité de qualités, dont chacune pourrait être considérée indépendamment des autres, conduirait à une application multiple et non pas unique du concept de l'absolue position *.

En troisième lieu, la qualité de l'être ne saurait comporter aucune détermination quantitative (die Qualitât des Seienden ist allen Begriffen der Quantitiit schlechthin unzugânglich). L'être n'admet en lui-même ni pluralité, ni totalité, ni grandeur, ni degré, ni infinité, ni perfection (das Wesen hat in sich weder Volheit noch Allheit, weder eine Grosse noch einen Grad, weder Unendlichkeit noch Vollkonimenheit *). En effet si l'on voit dans la qualité un quantum on peut dès lors y distinguer des parties : mais ou bien ces parties pourront être considérées indépendamment les unes des autres et alors elles donneront lieu à une application multiple du concept de l'absolue position; — on n'aura plus un seul être, mais plusieurs; ou bien elles seront inséparables et ne pourront être conçues qu'en rapport les unes avec les autres, d'où des relations qui ne permettront plus l'application du concept de l'être '.

Ainsi l'être ne saurait consister dans une quantité discrète à la façon d'un monceau de sable ou d'une pile de livres, car un tel être se résoudrait de lui-môme en une multiplicité d'êtres *. Il ne saurait consister non plus

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