‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 32 sur 172 · Allgemeine Metaphysik · texte numérisé non relu

Allgemeine Metaphysik

dans une grandeur continue, telle que l'on conçoit l'étendue, bien que beaucoup ne fassent aucune difficulté d'admettre la réalité de l'espace ou même du temps. Mais l'existence réelle de l'espace impliquerait de multiples contradictions : il faudrait le considérer comme un tout et par conséquent pouvoir l'embrasser dans une intuition unique; mais la chose est impossible, car l'espace doit être nécessairement conçu comme infini, et par conséquent échappe à toute tentative pour l'embrasser tout entier. C'est en vain qu'on essaie, comme l'a fait Spinoza, de considérer l'étendue comme une et indivisible : l'essence même de l'étendue consiste dans une multiplicité de parties qu'on ne peut supprimer par la pensée sans supprimer l'espace lui-même. L'impossibilité de lui appliquer le concept de l'absolue position est encore accrue par ce fait même que les parties de l'espace, qui doivent être conçues en dehors les unes des autres, tendent cependant à se pénétrer mutuellement (lliessen) en vertu de sa continuité, ce qui implique une contradiction nouvelle incompatible avec le concept de l'être *.

La démonstration de Herbart, victorieuse, semble-t-il, en ce qui concerne la quantité extensive, discrète ou continue, ne paraît pas aussi concluante en ce qui concerne la quantité purement intensive. La qualité de l'être ne comporte pas de degré (keinen Grad) parce que, d'après le principe général de son argumentation, la conception de degrés dans la qualité de l'être conduirait à y distinguer des parties. Cela signifie sans doute que si l'on voyait, je suppose, dans l'être une force susceptible de degrés, en prenant une unité quelconque, tel

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