‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 41 sur 172 · Ihid., S · texte numérisé non relu

Ihid., S

non plus que la passivité de la substance. Rien n'est d'ailleurs plus absurde que le concept de la cause tel qu'on l'entend d'ordinaire, que cette causalité en vertu de laquelle une chose sort en quelque sorte d'elle-même pour aller produire une modification quelconque dans une autre chose. « Pour éviter la cause transitive, Leibniz s'est jeté dans les difficultés de l'harmonie préétablie, Spinoza lui a substitué la cause immanente, Kant s'est contenté d'une détermination réglée du temps, et le troupeau de ses successeurs enfin a admiré et fôté dans la cause le triomphe de la Liberté '. »

En résumé, là où l'expérience nous fait voir une chose douée de propriétés multiples, la métaphysique, qui est l'interprétation de l'expérience, nous conduit à concevoir une multiplicité d'êtres simples : la substance est cet être simple que nous posons pour expliquer l'unité du groupe; les causes ce sont les êtres simples que nous posons pour expliquer la diversité multiple des caractères. Mais ces expressions de substance et de cause ne sont que des mots répondant à divers points de vue dont la pensée doit faire usage dans son progrès naturel (die AusdruckeSubstanz und Ursache bloss um verschiedener ROscksichten auf den Lauf des Denkens willen sind gebraucht worden ').

Le changement. Trilemme du changement.

Nouvelle détermination du concept de substance.

L'expérience montre que ces choses douées de propriétés multiples auxquelles le sens commun applique

\. Allr/etneine Melaphysik, % 226.

Page 1