‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 47 sur 172 · Ihid., S · texte numérisé non relu

Ihid., S

autres et ont chacun leur caractère propre (eigenthumliches Gharacter), bien que partout et toujours ce soit le même être simple qui se conserve dans l'intégrité de sa qualité essentielle '.

Des actes de conservation individuelle, en nombre infini, dont chacun a son caractère propre, et par lesquels l'être simple ne se trouve aucunement modifié , mais persiste au contraire immuable dans l'intégrité de sa qualité essentielle, voilà donc ce qui se passe dans la connexion des êtres simples; voilà ce qui correspond dans la réalité aux apparences multiples et changeantes que nous présente l'expérience. Ces actes de conservation individuelle constituent ce que Herbart appelle le phénomène réel (das wirkliche Geschehen) par opposition au phénomène sensible, à l'apparence (Erscheinung) dont il est le fondement et l'explication; et ce phénomène réel diffère plus encore de l'apparence objective que celle-ci ne diffère de l'apparence subjective, que le mouvement vrai du bateau ne diffère du mouvement illusoire des arbres qui semblent fuir le long du rivage. Et cependant il ne faut pas se dissimuler que le phénomène réel lui-même n'a qu'une réalité relative; il n'est pas l'être lui-même dont la qualité essentielle demeure absolument inconnaissable dans les cas mêmes où le phénomène réel, c'est-à-dire l'acte de conservation individuelle, devient l'objet d'une connaissance. (Nous verrons bientôt que tel est le cas de la sensation considérée au point de vue purement subjectif, comme un acte par lequel l'ûme se conserve.) Dans le domaine de l'être rien n'arrive (es gibt keine Ereignisse) ; les concepts de l'ôlre et du phénomène sont entre eux absolument incommensura-

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