‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 60 sur 172 · Hauptpuncle der Metaphysik, % 7. Rem. finale · texte numérisé non relu

Hauptpuncle der Metaphysik, % 7. Rem. finale

vitables. Tout en reconnaissant la difficulté de l'entreprise, il supplie le lecteur de se soustraire aux nécessités de l'intuition sensible, de faire abstraction de toute considération d'espace, de ne pas chercher à se représenter ce qui ne doit pas être l'objet de représentation '. Quand on dit par exemple que les deux êtres A et B ne sont pas ensemble, il ne faut pas s'imaginer entre eux un intervalle dénature spatiale (ein Zwischenraum); cela signifie simplement qu'ils sont tels qu'il ne se produise en eux aucun acte de perturbation ou de conservation individuelle. Il faut même reconnaître, pour être juste, que la construction exposée dans la Métaphysique générale, beaucoup plus savamment élaborée que celle des Points principaux de la Métaphysique, semble vraiment pouvoir être conçue indépendamment de l'intuition de l'espace sensible, en ce qui concerne la ligne : c'est que nous pouvons concevoir des séries unilinéaires, comme le temps ou la série des nombres, qui n'impliquent point nécessairement l'espace. Mais sa tentative n'a plus même une apparence de légitimité et la critique reprend tous ses droits, quand il essaie d'engendrer la seconde puis la troisième dimension de l'étendue, et surtout quand il affirme l'impossibilité d'obtenir une quatrième dimension. Gomment en effet, en dehors de l'intuition sensible, reconnaître que le troisième être simple G pourra être juxtaposé à A autrement que B, que le quatrième être simple D pourra être juxtaposé à A autrement que B et G? Gomment surtout reconnaître en dehors de cette même intuition, que toute ligne obtenue par la juxtaposition à A d'un cinquième être simple rentrera nécessairement dans les constructions précédentes? On peut conjecturer

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