‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 67 sur 172 · Ibid., S · texte numérisé non relu

Ibid., S

dans les deux directions. Si maintenant un second mouvement vient à commencer, la ligne représentant le temps qui le mesure doit coïncider avec la première, puisqu'il n'y a pour tous les mouvements qu'un seul et même temps; mais rien ne dit que les points de la seconde ligne s'appliqueront exactement sur ceux de la première. On sera donc conduit, comme pour l'espace, à admettre pour le temps des longueurs irrationnelles et par conséquent sa divisibilité à l'infini : la contradiction jusqu'ici évitée reparaît dans le concept du temps*.

Le temps ainsi construit est-il un temps intelligible, correspondant à l'espace intelligible, et qu'il faille distinguer du temps sensible? Sans doute le temps dont il vient d'être question est une construction réfléchie de l'esprit métaphysique, pendant que le temps sensible est un produit du mécanisme psychique *; mais il est à remarquer que pour cette construction on ne saurait faire abstraction du temps sensible, comme on fait abstraction de l'espace sensible (au dire de l'auteur) dans la construction de l'espace intelligible; et d'autre part la construction est indépendante de la nature particulière du changement, de telle sorte que la distinction devient ici parfaitement inutile ^ C'est donc un seul et même temps qui comprend les divers mouvements des êtres simples dans l'espace intelligible et la série de leurs actes de conservation individuelle, aussi bien que les changements de toute sorte qui ont lieu dans le monde sensible.

Revenons maintenant au mouvement lui-même dont les analyses précédentes éclairent les contradictions sans les faire toutefois disparaître. 11 ne s'agit pour le moment

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