Allgemeine Melaphysik
Tunité de la pensée. Seulement, pour l'un ces formes sont imposées par le sujet qui les porte originellement en lui; pour l'autre, si l'unité de l'être simple qui constitue l'âme fonde leur propre unité, elles ont d'autre part leur condition dans la réalité elle-même. C'est pourquoi le premier est plus près du réalisme, pendant que le second est plus voisin de l'idéalisme.
Le caractère réaliste de la doctrine de Herbart apparaît plus manifestement encore, quand on considère que la différence entre l'espace sensible et l'espace intelligible ne porte en définitive que sur la manière dont ils sont engendrés, de telle sorte que l'on peut et que l'on doit, en les identifiant, supprimer cette sorte de barrière que l'on avait posée entre eux (die Scheidewand zwischen dem intelligibeln und dem sinnlichen Raume fallen zu lassen '), ce qui rend possible le passage du monde intelligible au monde sensible. L'espace sensible est en définitive celui-là même où se meuvent ou semblent se mouvoir les êtres simples tels qu'ils sont conçus par la pensée métaphysique; les changements qui se produisent dans les corps correspondent aux états de connexion et de séparation successifs de ces êtres simples; les événements du monde sensible (die Ereignisse) traduisent à leur manière les actes purs de conservation individuelle, c'està-dire le phénomène réel (das wirkliche Geschehen); enfin la matière construite dans l'espace intelligible au moyen des êtres réels, c'est au fond cette matière même que nous percevons par les sens, comme le montre d'ailleurs l'identité des propriétés de Tune avec les propriétés de l'autre. La pensée métaphysique ne fait que dépouiller la matière de ses qualités secondes, chaleur, couleur,