‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 87 sur 172 · Ib'ul., Introd · texte numérisé non relu

Ib'ul., Introd

3. Drobisch (Morilz-Wihlelm), Ueber die Forthildung der Philosophie durch Uerbavt (18"6).

4. Volkmann RiUer von Volkmar, Lehrbuch der Psychologie vom Slandpuncle der Realismus und nach genetixchen Méthode, 1815-1876 (p. 476 et suiv.). . *

mesurer les états de conscience eux-mêmes », ce qui serait absurde, « mais seulement de déterminer des rapports », ce qui est en effet le but unique que se propose Herbart lui-même. « Ce que l'on peut soumettre au calcul, « dit ce dernier, ce sont les variations de certaines quan- « tités, et ces quantités elles-mêmes en tant que variables, « sans les déterminer complètement » ; et c'est là ce qui explique l'emploi à peu près exclusif qu'il fait du calcul infinitésimal. Mais sans insister sur ce point nous devons du moins défendre notre auteur contre le reproche qui lui a été fait de négliger l'expérience. Nous connaissons déjà son souci constant de se conformer au « donné », et le titre même de son grand ouvrage, sans parler de ses déclarations expresses, indique qu'à l'exemple de la physique et de l'astronomie qu'il a prises pour modèles, il entend fonder ses hypothèses sur des faits d'expérience et n'admettre les résultats du calcul qu'autant qu'ils concordent avec ceux de l'observation. En fait ses œuvres psychologiques abondent en remarques pleines de finesse et de vérité, qu'il donne souvent comme des résultats du calcul, mais qui sont incontestablement d'accord avec les faits. Il s'y montre observateur attentif et exact, autant que constructeur audacieux et hardi, psychologue en un mot autant que métaphysicien ou mathématicien. C'est le témoignage que se plaît à lui rendre M. Drobisch que sa qualité de disciple dévoué n'empêche pas d'être juste. « Si l'on élimine, dit-il, de « la psychologie de Herbart, tout ce qui est métaphy- « sique ou mathématique, il reste encore une masse abon- « dante de remarques psychologiques fines et exactes, « de conceptions claires et ingénieuses, qui jettent une « vive lumière sur l'enchaînement réglé de la vie psyt chique. C'est pourquoi cette psychologie a pu devenir

« si importante et d'un usage si fructueux pour la péda- « gogique; c'est pourquoi elle a pu, en s'élargissant, « donner naissance à la psychologie ethnique (die Vôlker « psychologie) et trouver accès dans la linguistique (die « Sprachwissenschaft *). »

Opposition des représentations. Statique et Mécanique de l'Esprit.

Sans entrer dans des détails superflus, il nous faut exposer les principes fondamentaux sur lesquels repose la doctrine psychologique de Herbart. L'analyse métaphysique appliquée au Moi individuel conduit, comme nous l'avons vu, à poser une âme substance simple en connexion avec d'autres êtres simples '. Les actes de conservation individuelle de l'âme vis-à-vis des êtres simples avec lesquels elle se trouve en connexion constituent ses représentations simples, comme celle d'une saveur douce ou a mère, d'un son aigu ou grave, etc. C'est exclusivement au moyen de ces représentations simples que Herbart va construire l'esprit tout entier. « La Psychologie, dit-il, présente quelque analogie avec « la Physiologie : elle construit l'esprit avec des séries « de représentations, comme celle-ci le corps avec des « fibres ^ » L'âme en effet étant un être dont l'essence est constituée par une qualité simple et immuable, ne peut rien off'rir qui ressemble à ces prétendues facultés dont

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