Voir liv. l, cliap. m
3. Die Psychologie hat einige .Enlichkeit mit der Physiologie : wie dièse den Leib aus Fibern, so construirl sie den Geist aus Vorstellunsreihen {Psycfi. als W. Vorrede).
on l'a si généreusement gratifiée : elle ne saurait être considérée comme étant originellement une puissance, représentative ou autre, car le concept même de puissance nue est contradictoire, à plus forte raison comme enfermant en elle une pluralité de tels pouvoirs, incompatible avec sa simplicité. Rien n'est plus odieux à Herbart que la théorie des facultés dans laquelle il voit un des principaux défauts de l'école de Wolff, et la cause fondamentale de la plupart des erreurs de Kant *. Il se plaît à railler cette mythologie psychologique qui substitue aux faits particuliers, seuls réels, des espèces de divinités, pures abstractions réalisées, rompant ainsi la continuité de la vie psychique, et qui croit avoir suffisamment expliqué les phénomènes par cela seul qu'elle les a rattachés à l'une ou à plusieurs de ces prétendues facultés. Il nous fait assister à l'enfantement des facultés secondaires par les facultés principales, et à la lutte de toutes contre toutes *, les sens contre l'imagination, la mémoire contre l'entendement, la raison contre la passion. On ne trouverait pas, même chez les penseurs contemporains, une critique plus vive, plus spirituelle et plus décisive de la théorie des facultés.
Les représentations point de départ et matière de la vie psychique ne sont point par elles-mêmes des forces; mais de même que l'àme, qui n'est point essentiellement une force représentative^ devient telle accidentellement dans son opposition avec d'autres êtres simples % tle même une représentation peut aussi devenir une force dans son opposition à une ou plusieurs autres représcn-
i. Voir liv. Il, clmp. m.
2. Die SeclenverniKgca schcinon iii oiiictn walircii l)i',llum uinuiiiiii conlra omnes hi'Kriffen zu sein {l'syc/i. als Wis.irns., ;', 10 ).
3. Die Seeic isl niclil iirspriiiigiif.li ciiie vorslolleiuln Knifl, sonder 8ie wird es unier Umslûnden {Psych. als \Vi«., S 31, S. W., l. V, p. 289)..
talions. Toutefois les représentations de nature différente ne s'opposent point les unes aux autres, les sons aux odeurs, les couleurs aux saveurs; mais il en est tout autrement des représentations de même nature : le rouge s'oppose au bleu, le doux s'oppose à l'amer; et celte opposition est susceptible de degrés : le rouge s'oppose au bleu plus qu'il ne s'oppose au violet. De cette opposition et du conflit (Widerstand) qui en est la conséquence que va-t-il résulter? Les représentations se détruiront-elles mutuellement? Elles seraient alors comme si elles n'étaient pas; mais cela est impossible, car l'âme ne peut cesser de se conserver dans l'intégrité de la qualité simple qui constitue son essence. Demeureront-elles donc telles qu'elles sont? Cela serait contraire à l'expérience qui nous montre une représentation refoulée (verdràngt) par une autre représentation. Les représentations subsisteront donc non pas en tant que représentations, mais à l'état de tendances (das wirkliche Vorstellen verwandelt sich in ein Streben vorzustellen *).
Le plus souvent la transformation d'une représentation en simple tendance n'a lieu que partiellement : la partie delà représentation qui subsiste alors .après l'arrêt (der Rest nach der Hemmung) n'est qu'un moindre degré de la représentation primitive; c'est cette représentation même plus ou moins affaiblie, obscurcie, et la partie transformée en tendance en constitue en quelque sorte le complément : elle exprime un certain degré d'obscurcissement de la représentation (ein Grade der Verdunkelung der ganzen Vorstellung *).
Les représentations sont en équilibre (im Gleichgewichte) lorsqu'elles ont atteint le degré d'obscurcissement