Ibid
que leur opposition exige; mais ce point d'équilibre n'est atteint que progressivement, plus ou moins rapidement suivant les cas, et l'obscurcissement progressif des représentations peut être assez exactement comparé à un mouvement de chute (das Sinken der Vorstellungen). De là la conception d'une statique et d'une mécanique de l'esprit : la statique se propose de déterminer la perte totale que subissent les représentations dans l'état d'équilibre (die Summe der Hemmung), et la proportion suivant laquelle cette perte totale se répartit sur chacune d'entre elles (das Hemmungsverhàltniss) ; la mécanique étudie le mouvement descendant des représentations ainsi que le mouvement ascendant (das Steigen) dont elles sont aussi susceptibles, comme nous le verrons bientôt *.
Il serait hors de propos d'indiquer ici même en passant les calculs de Ilerbart. M. Ribot a reproduit les plus simples dans Psychologie allemande contemporaine, à laquelle nous renvoyons le lecteur. Mais il importe de faire connaître exactement le sens d'une expression très heureuse employée fréquemment par l'auteur, et reprise par d'autres après lui : le seuil de la conscience (die Schwelle des Bewusstseins). Une représentation dans la mesure où elle n'est pas soumise à l'arrêt est dans la conscience. Lorsque dans son obscurcissement progressif elle arrive exactement au point où elle est transformée complètement en tendance, on dit qu'elle est au seuil de la"j conscience, parce qu'alors la moindre action qui s'exerce sur elle suffit pour la ramener dans la conscience. Elle peut ensuite s'abaisser plus ou moins au-dessous de ce seuil, ce qui veut dire