‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 95 sur 172 · Ibid., S · texte numérisé non relu

Ibid., S

de la facilité avec laquelle elles se déroulent dans la conscience : c'est ce que l'on pourrait montrer par de nombreux exemples, et en particulier par diverses formes du plaisir esthétique. Mais dans la doctrine de Herbart, comme dans toute autre doctrine qui cherche à ramener le plaisir et la douleur soit à la représentation, soit à l'activité, il demeure quelque chose d'inexpliqué et vraisemblablement d'inexplicable, à savoir l'essence môme, le « quid proprium » de ces phénomènes.

Le désir est intimement lié à l'affection. Revenons par exemple à ce sentiment pénible qui prend naissance lorsqu'une représentation a se trouve à la fois rappelée dans la conscience par une représentation a à laquelle elle est unie et qui est immédiatement reproduite, et refoulée par une représentation opposée ^ : si cette dernière représentation est la plus faible, a, malgré l'opposition qu'elle rencontre, reparaît dans la conscience : le sentiment de l'effort par lequel elle triomphe de la résistance constitue le désir, et a apparaît comme l'objet de ce désir. Toutes les circonstances qui contribueront à produire le mouvement ascensionnel de a accroîtront le désir, et toutes les circonstances nouvelles qui auront pour effet de refouler finalement a détermineront un accroissement de douleur *.

Quant à la volonté, ce n'est qu'une forme particulière du désir : c'est un désir dont la réalisation est considérée comme possible (ein Begehren, verbunden mit der Voraussetzung der Erfûllung). Napoléon voulait comme empereur, et désirait comme prisonnier à Sainte-Hélène*.

Il est clair que dans une telle doctrine il ne saurait y avoir de place pour le libre arbitre : le déterminisme

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