‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 97 sur 172 · Lehrbuch zur l'sycholoijie · texte numérisé non relu

Lehrbuch zur l'sycholoijie

3. Die Mcnsclicn hIcIi fikr frci liallcn wcil sic den Mechanismiis iiires Begehrcns nichl durchschaucn {Allg. Uet^, $ 239).

n'est pas autre chose que le résultat de l'action combinée de forces opposées *.

Les formes de temps et d'espace.

La théorie psychologique de l'espace et du temps offre une importance capitale, non pas seulement au point de vue de la psychologie elle-même, mais encore et surtout au point de vue de la métaphysique de Herbart, car elle constitue un des points d'appui indispensables du réah'sme. Il ne suffit pas en effet de nier le caractère a priori des formes de l'idéalisme, il faut encore pouvoir rendre compte de leur formation au moyen des principes de la doctrine, et montrer en outre que les formes psychiques ainsi constituées expriment subjectivement, sinon les choses elles-mêmes dans leur nature essentielle, du moins leurs rapports objectifs.

La théorie de Herbart est très soigneusement et très savamment élaborée, et l'analyse qu'en donne M. Ribot dans sa Psychologie allemande conlemporaine est trop brève pour pouvoir en fournir une idée exacte et complète. De l'espace et du temps abstraits, l'auteur distingue d'abord l'étendue et la durée concrètes (das Ràumliche und das Zeitliche). D'accord avec Leibniz, mais contrairement à Kant, il déclare que l'esprit débute par la représentation de l'étendu et du successif, avant de s'élever aux formes vides de l'espace et du temps. A plus forte raison voit-il dans le caractère d'infinité qu'on leur attribue une addition ultérieure de la pensée, car

1. Wenn er nun endlich wâhlt, so ist dièse Wahl nichts anderes als eine Zusammenwirkung eben jener Vernunfl und Begierde, zwischen denen er sich frei in der Mille stehend dachte {Lehrb. zur Psy., S 118).

rinfini est pour lui un concept d'ordre scientifique (eine wissenschaftiiche Vorstellungsart), inconnu aux esprits incultes, quoique ceux-ci conçoivent toujours à vrai dire un au-delà pour leurs diverses représentations d'étendue et de durée *. Laissant donc momentanément de côté l'espace et le temps abstraits, c'est des représentations de l'étendu et du successif qu'il s'applique d'abord à déterminer l'origine.

La théorie de l'étendue précède celle de la durée; et en efifet il est assez vraisemblable d'admettre que l'enfant a une représentation de l'étendue avant de concevoir une idée de la succession. Sans doute l'étendu lui-même ne peut être perçu que d'une manière successive, comme nous le verrons bientôt; mais, comme le remarque très justement l'auteur ', il ne faut pas confondre une représentation impliquant la succession avec une représentation du successif (das successive Vorstellen und das Vorstellen des Successiven).

De même il ne faut pas confondre une représentation de l'étendu avec une représentation étendue (ein riiumliches Vorstellen und das Vorstellen des Raumiichen) : il ne saurait y avoir de représentation étendue, car tout acte représentatif est par lui-même purement intensif, mais il doit se former dans des conditions qu'il s'agit de déterminer une représentation de l'étendu. Celte représentation de l'étendu nous vient soit par la vue soit par le toucher, mais ni l'œil ni le doigt ne sauraient nous la fournir tant qu'ils demeurent au repos ', parce que les diverses représentations simples provenant par exemple

1. Paychol. al$ WUs., S 100, l. VI, p. 115 des Sammtliche Werke (édit. Harlenslcin).

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