‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 99 sur 172 · I(jid.,$ ll\, t. VI, p · texte numérisé non relu

I(jid.,$ ll\, t. VI, p

Après avoir ainsi obtenu la ligne, Herbart s'occupe d'engendrer la surface; mais nous passerons sous silence sa construction très pénible et qui prête fort à la critique, aussi bien que celle qui a rapport à la troisième dimension.

Nous pouvons donc passer à la représentation du successif ou de la durée. La genèse de cette représentation repose encore sur l'hypothèse d'une série de représentations très voisines les unes des autres; mais il n'est plus nécessaire que cette série puisse être parcourue successivement dans les deux sens opposés. En revanche il faut que les deux termes exirêmes de la série puissent être simultanément rappelés dans la conscience. Considérons donc une série a, b, c, d, a' dans laquelle a' désigne une représentation identique ou analogue à a; et supposons que a vienne ultérieurement à être restauré. En tant que premier et dernier terme de la série il agira doublement, mais de deux manières différentes sur les termes intermédiaires. Comme terme dernier, il ramènera simultanément tous les termes b, c, d, mais avec une intensité décroissante de d k b, ce qui produira le sentiment d'un éloignement progressif; d'autre part, comme premier terme, il tendra à ramener les termes b, c, d avec une égale intensité, mais successivement et dans l'ordre même de leur production ' . C'est de ces deux circonstances combinées que naît la représentation du successif '.

Après avoir exposé l'origine des représentations de l'étendu et du successif, il nous faut enfin montrer comment se forment les notions du temps et de l'espace abstraits. Pour ce qui est de l'espace, considérons un

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