‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 24 sur 87 · II. ch. 52, p. 198-204 : cf. ch. (î.8, p. 3o · texte numérisé non relu

II. ch. 52, p. 198-204 : cf. ch. (î.8, p. 3o

taiil dans l'esBencc divine, mais sont des manifestations mOiiic de son essence (').

Ddiic. Dieu est ru M absolu. Les attributs dont parle riù-riture désii^nent des mauilVstations de l'activité divine, et non une multiplicité dans l'essence suprême. Car qui dit attribut dit composition, et qui dit composition dit corporéité. Il ne faut d'ailleurs pas prendre littéralement les qualités que les prophètes adirment de Dieu, car « l'F^criture s'exprime selon le langasjc des hommes (') ».

L'auteur, ensuite, entre plus avant dans l'examen îles ntlrihiilx d'action ou transitifs C).

La diversité des actions n'implique pas la nmlliplicité dans l'agent. De ce que le feu blanchit, noircit, brûle, li(jiiéiie, etc.. il n'y a pas lieu «le lui attribuer autant de (pialités spéciales : c'est par la seule chaleur qu'il produit ces eU'ets diUércnts. Pour manifester sou activité en des opiTatioiis l'orl variées, la liaison n en est pas moins une. Par conséi[uent. on peut admellre des actions iliverses de la part de la divinité tout en posant la simplicité absolue de son essence.

D'aucuns prétendent qu'il y a des attributs dont on ne con(;oit pas que Dieu soit dépourvu et qui. pourtant, ne peuvcnl être conqilés au n()nd)i'e de ses actions. Ces attributs sont : virant. i>uissant. sacliant. \'(mlant. .V quoi l'on ri''[)ondra : si [)ar « savoir d l'on entend « se percevoir soi-même », vie et science ne faisant qu'un en Dieu, il n'y a pas là deux attributs distincts : si par science on entend celle que Dieu a des choses créées, il n'y a pas lieu d'éi-iger la science en attribut essentiel, pas plus que la puissance et la volonté, attendu que et s attributs ren-

I. Ih , |>. ai)i. Oii:iiiil l'Ei'i'iliue cl li's <liMlrui's piirlcnt ilrs « (|iiiiliti'S moraU's » t\v Dieu, cela ne si^çnilic pas qu'il pnsscilc ces qualités, mais (pi'il produit tles actions scniblaijles à celles ({ui clic/ nous émanent de qualités morales, c'csl-îi-dire de dispositions de l'ànn', non pas i|ne l>ieu ail de pareilles <lispositi<uis ; vt)ip eh. .^i.», p. uiH et suiv

a. Ib., p. -joj; cil 53, p. vull. Voir plus loin

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