‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 25 sur 87 · ch.SJ · texte numérisé non relu

ch.SJ

trent dans la classe des attributs d'action ou de rapport.

Beaucoup s'imaginent obtenir une conception réelle de Dieu, en portant à la perfection la vie, la puissance, la science, la volonté, conçues d'après le mode humain. Mais ce n'est là qu'une homonymie, n'y ayant aucune similitude entre l'essence divine et la nôtre. « Il n'y a pas plus de rapport entre Dieu et les créatures qu'entre la science et la douceur, quoique cette dernière soit du genre supérieur de la (]ualité (') ». Donc, il ne saurait exister une définition commune à Dieu et à riiomme, donc on ne saurait désigner par un nom commun les attributs de Dieu et les attributs de l'homme (').

Après avoir combattu ceux qui voient dans la vie, la science, la puissance et la volonté des attributs essentiels de Dieu, Maïmonide s'applique à montrer qu'on ne saurait même pas admettre comme attributs de Dieu l'existence, Vuniié et ïélernité (').

L'existence est un accident survenu à ce qui existe, elle est accessoire à la quiddité ("). Mais pour Dieu, dont l'existence n'est pas causée, dont l'existence est nécessaire, son existence est son essence (') et son essence est

I. Cf. Spinoz.1. Etkiqne, scolie de la prop. 17 ; « L'entendement et la volonté (ïui constituent l'essence de Dieu devraient difl'érer toio caeïo de notre entendement et de notre volonté, et n'offriraient pas ]>lns de rapport que le chien, signe céleste, et le chien, animal aboyant ».

2 Ch. 50. La différence ne consiste pas dans le plus ou le moins, elle n'est pas en degré mais en nature ; cf. ch. 35, p. i3i.

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