III, ch. 20, p
5. III, ch. 21, p. .158; cf. H. Tesclioubah, V, 5; VI. in fine.
parce qu"ils se I)orncnt aux cITets, sans se prononcer sur la nature inlinie de la cause; les attrilnits nci,'atifs. parce qu'ils dégaj;;eiil liilce «le Dieu des coiice|)tii>ns grossières et ainsi nous rapprochent d'une notion plus exacte de l'I'Ure ([ui.en lui-niènie. nous demeure iuipiMiotrable. Tous les cU'orts de Maïnionide dans sa théorie des attributs n'ont d'autre objet que d'établir l'unité immatérielle, sinq)le, absolue de Dieu (').
Mais, objeotei'a-t-on, la tliéoric de Mainionide sur les attributs naboutit-clle [)oiiil au pur agnosticisme? Ce Dieu dont on n'affirme rien sinon ([u'il existe, ce Dieu dont on nous interdit toute idée positive, c'est l'indéterminé pur, il ne dit rien à notre intelligence, encore moins à notre cœur, en vérité c'est comme s'il n'existait pas pour nous (').
A quoi Maïmonide répli(pierait : au contraire, nul plus «[ue moi n'aflirme aussi ('iicrgiiiueniont l'existence de Dieu et nul n'en a une id<'e ]ilus haiile. t'/esl iii'i'cisémeut pour faire entrer dans les esprits la conception la plus élevée de la divinité que je n'admets aucune assimilation entre Dieu et l'homme, que j'écarte de son concept tout élément anthropomorjihique. Nier les attributs positifs, c'est affirmer Dieu davantage, car plus on élimine la j)art de l'erreui" et [dus on se ra[)proche de la vérité. El plus on se ra[iproche de la vérité, plus on l'aime, on la révère, on l'adore.
Fort bien, reprendra l'adver.saire. .Mais en soutenant de
I 1, (h. 1. p. ij; rlj. Vi. p. I W; cli. ji!, p. i);; cli. ."o. p. iSii. (;f. le v des tPfi/e articles de Toi : « Crlui fpii est la cause» suprcmc est un, non pas comme l'un du (fcnrc. ni comme Vun de respèce, ni comme l'un de l'individu qui est ilivisilile en de nombreuses unités, ni \in comme le corps simple, lei|uel est un en numlire. mais divisible à l'inlini : Dieu est d'une unité à laquelle aucune unité n'est comparable ». <".f. Commentaire sur la Misvhna. ti^ailé .Sanhédrin, ch. lo; cf. lipilrc an Yénien, éd. lloluli, p. a."!; /(■(•orfc ha-Torah, 1,8; //. Teschoiihah , III. ;.
a Cf. par exemple Cousin : « l,n Ibéodicée de .Maïmonide se réduit à un va(ÇMC déisme qui ne laisse (çucre à Dieu <|u°une existence nominale « tnixioirf ffènèraU' de la pbilusophie. Paris. i8Si. p. -i-jo. en note».
Dieu qu'il n'est ni ceci ni cela, vous introduisez subrepticement des attributs positifs dans le concept de Dieu : on ne nie que jiour mieux affirmer ! — Non i)as, répondrait notre i)hiIosophe. car j'ai jiris soin de vous avertir dûment et avec insistance qu'il n'y a aucune commune mesure entre Dieu et nous et que tout ce que nous en pouvons dire n'est que ]iurc homonymie. Si donc vous me surprenez à aflirmer telle qualité dans l'être divin, ne m'accusez ))oint de rétablir sous une forme ce que j'ai rejeté sous une autre : accusez de cette contradiction a])parente la faiblesse de l'intelligence humaine et l'infirmité du langage.
Le Monde supérieur.
Tous les êtres en dehors de Dieu, e'est-à-ilii-e Tensemble des choses créées se divise en trois parties : i " les Intelligences pures ou anges ; 2° les corps des sphères célestes, individus matériels et permanents ; 3'' la matière première, ([ui par les quatre éléments constitue les êtres subluiiaii-cs iloiit les inili\ idus péi-issont, mais dont les espèces demeurent (').
Les Intelliifences, les astres et les sphères composent le monde supérieur ('), les quatre éléments le monde inl'érieur C).
!/niii\iM"s ne l'orme ([u'un seul individu ('|. 11 n'a absohiniciil aucun vide, il est un solide |ilfin (pii a pour centre le ifiobe terrestre. La terre est environnée par l'eau, l'eau par I air, l'aii' par le l'eu, et le l'eu par h' cimiuième cor[)S ou élher (').
L'étlier se compose de spiières nondjreuses, contenues les unes dans les autres, entre lesquelles il n'y a aucun
I 'w;i(/i', II, cil. 10, p. 1)1 ; cil. 11. p. ;.'i : III. cil. Ji, |i. i.S;. a //i, III, cil. l'j, p. (l9-;ci.