Guide, II, cil. M, p. i;s: cf. ib., ch. a
2. Les Arabes s'initieront â la pensée grecque sous la direction des Syriens i|ui eux-niéines se rattachaient aux écrivains grecs d'.Mexandrie. Les khaliTes Mansour et .Manioun (viu* et ix' s.) imprimèrent une vigoureuse impulsion aux éludes. Ce dernier fonda à Bagdad un bureau ofticiel de traduction à la tète duquel Tut placé Honéin lils d'Ishàk. Uc là sortirent des traductions de Platon, Aristote, .Vlexandre dWphrodise, Porphyre, Thèniistius. .Vmmonlus, Jean Philopon, etc.
3. Guide, I, p. lo;; II, p. 38. ."n. laa, i8o: III. p. m. Alexandre d Aphrodise. par sa théorie sur l'intellect, a exercé une iniluence déterniinanlc stir la philosophie du moyen-âge. Dans une lettre au traducteur hébreu du ^/«i(ic, Maimonide recommande tout parliculièn'ment l'étude d'.\lexandre d'.Vphrodise: voir Munk, I, p. IT. n. '■
r,. Ib., I, p 34i.
ti. Surnommé n le |ihilosoplie «.vivait au ix" s. Maimonidc ne cite point son nom. mais il >' a toute probabilité <|u'il l'ait C4>nnu. Al-Kendi insiste sur l'importance des attributs négatifs.
7. I.e plus grand philosophe musulman avant .Vvicenne ; il mourut en 950. Voir Guide, I, igî 11., ly.'i 11., 19; n., 404, 438; II, la;, 139, iSg; III, 139; hohtx, II, aS*-. col. a. Après .\vicenne, c'est à .\1-Karabi que Maîmonide doit le plus.
8. De I<AS à un. Voir Guide, I. aoS n., a45 n., 3S3. 3<ja n. : 11. tio n.
Badja ('), Ibn-Tofaïl ('), et principalement Avicenne (").
A Avicenne il doit la distinction entre la quiddité d"une chose et son existence (I, cli. 5^ ; cf. Ichârat, p. 17 et suiv. et p. iSg et suiv.), la théorie sur Tètre nécessaire par son essence ou par autre chose que son essence (II, Introd.^ p. 18-19; <^f- ^(idjât, p. 62 et suiv.); avec lui il admet ridée aristotéticienne qu'en Dieu Tintellect, l'intelligent et l'intelligible sont identiques (I, ch. 68 ; cf. Nadjât, p. 67), il lui emprunte sa théorie des intelligences pures (I, ch. 74 j cf. Ichdrdt, p. 172-174) et de l'émanation successive des intelligences (II, ch. 22 ; cf. NadJtU. p. 70 et suiv. ; Ichârdl, p. 174), etc.
Par le canal des interprèles alexandrins et arabes du péripatétisme. tles élc'menls néo-idatoniciens se sont donc introduits dans la philosophie de Ma'imonide (*). Ainsi la tliéorie des attributs remonte à la conception alexandrine, suivant laquelle Dieu est unité pure, inclTable, auquel on ne peut attribuer aucune ([ualité positive. De même la théorie de l'épanchement, de la hiérarchie des existences, de l'émanation et de l'iniluence des sphères, l'explication du mal qui n'est que privation, de l'immortalité dans le sens d'une identification des intelligences avec l'intellect agent universel, la doctrine du NoOç qui forme le centre de la philosopliic néo-platonicienne.
Si donc Maimonide n'a lu ni l'hilon, ni Plotin, ni Por-
1. (Communément Avempacc. inoui-ut en ii3S. Cf. Guide, I, 3^8 n.. 4^4 n.; II, 82, i85, 28B n. ; III, 2aa, 458 n.