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a. {'■(. (iuide, I, oli. ;3, p. 388 cl suiv.; cil. ;4' ?• 4^'-
3. La clélcrriiiniitioii est lu paiiieiilarisutioii dans la lnriiic, lo lion, le tiwiips, etc. : pourquoi un objet a t-il philôt telle li|;ure que telle uuire, pounpioi est-il apparu à ce moment pUiliH qu'à ti'l autre?
\. I.cs quatre éléments ont leurs ré(fions propivs. ce sont des splièrcs qui s'enveloppent, l.a terre est entourée par l'eavi, celle-ci par l'air, cl l'air parle feu, voir plus liaut : cf. PhYsii/ii,- d'.Vrislote, IV, cli. .I; Du Cifl, IV, 5.
dispositions diverses. La partie la plus voisine de la périphérie a reçu de celle-ci une impression de subtilité et de mouvement rapide et se rapproche de sa nature, de sorte qu'elle a reçu la forme de feu. Mais à mesure que la nature se rapproche du centre, elle devient plus épaisse et plus opaque.
On p(>ul encore poser à Aristote la question suivante : Puisque toutes les sphères ont une matière commune et qu" elles diflcrent les unes des autres quant à la forme, qui donc a particularisé les substrats et les a disposés pour recevoir des formes diverses? Qui donc, si ce n est Dieu ?
Aristote s'est ellbrcé d'étendre aux sphères la nécessité qui réjifit le monde sul)hinaire : pas plus pour le monde su[)éricur que pour le nioiide iidcrieur il n'admet l'intention (l'un èti-e qui poursuit le but qu'il veut cl qui déternnne les choses à son gré. Il s'ingénie à expliquer : I" pourquoi le mouvement de la sphère part de l'orient et non de l'occident ; 2° pourquoi telle sphère a le mouvement rapide et telle autre le mouvement lent ; 3" pourquoi chacune des ;; planètes a plusieurs sphères, tandis que le grand nond)rc des étoiles fixes est dans une seule sphère. 11 s'applicpie à ex[ili(iuer toutes ces particvilarités dans le sens d'un ordre physique nécessaire. Mais il a échoué dans sa tentative. Car si ce qu'il dit des phénomènes sublunaires est systématique et conforme à la réalité, s'il peut affirmer que dans ce monde tout a lieu par une nécessité résultant du mouvement et des énergies de la sphère céleste, il n'a pu fournir aucune raison évidente pour ce qu'il dit de la sphère céleste, il n'a pas démontré que les sphères fussent soumises à la nécessité. Au reste. Aristote reconnaît lui-même que sa démonstration est loin d'être décisive : en supposant à chaque sphère une intelligence pure, il use d'un expédient pour expliquer les mouvements particuliers.
Pour nous, au contraire, continue Ma'imonide. qui professons la nouveauté du monde, l'explication de ces par-
ticiilai'ités est facile. Nous posons, en elTet. un iHre déterminant qui, pour chaque sphère, a iléterniiné comme il l'a voulu la direction et la rapidité du mouvement ; mais nous déclarons en même temps ignorer le mode de la sagesse divine qui a fait naître telle chose de telle manière. Ce qui rond encoi-e plus évidente l'existence de la détermination dans la s[(hèro céleste, si bien ([u'il l'aille supposer un être agissant avec intention, c'est ht manière d'exister des astres. Kn ell'et, la sphère étant toujours en mouvement et l'astre restant toujours fixe, il en résulte que la matière des astres n'est pas la même que celle des sphères. Mais qui donc a pu réunir ensemble ces deux matières qui diirèi'cnt sensiblement et qui donc a préparé cette union '? Autant de choses im{)Ossiblcs si l'on tient puni- la nécessité, autant dr choses simjdes si l'on admet un créateur qui agit avec intention.
A moins qu'on ne demande encore : Quelle est la cause de ce dessein ? — Tout ce qu'on sait, en somme, c'est que t(»ut cela a lieu pour une raison ([ni nous échappe, mais (jue. néanmoins, ce n'est pas une ouvi'c inutile ni due au hasard, (comment donc un honune intelligent pourrait-il s'imaginer que les positions des astres, leurs mesures, leur nombre et les mouvements de leurs sphères diverses soient sans raison ou la résultante du hasard? Il n'y a pas de <loute que cet ordre ne soit l'eU'et d'un plan et il n'est pas lie pluN grande preuve ihi phm cpu' la vai'iété des mouvements des sphères et les astres lixés dans les splici-es. S'il y a dans le monde subliuiaire tant d'objets di\crs. (pioitjue la matière en -oil une, c'est (pi'il-- ont été |)articidarisés sous l'ell'el des forces célestes et des difl'érentes positions de la matière à l'égard de la sphère céleste, comme l'a enseigné Aristote. Mais pour ce qui est des diversités tpii s'observent dans les s[ihères et les astres, qui a [>u les particulariser, si ce n'est Dieu '.' — Les intelligences pures, dii-ez-vous! — Mais ces intelligences ne sont pas des corps de manière à oc<Miper une position à l'i'g.ird de la sphèi-e. l'oui'ipioi, dès lors, le
mouvement d'attraction de chaque sphère vers son intelligence [lure. telle sphère le ferait-elle vers l'orient et telle autre vers l'occident? Ci-oyez-vous que telle intelligence soit à l'occident et telle autre à l'orient? Pour([uoi encore telle sphère serait-elle plus lente et telle autre plus rapide, sans même qu'il y eût en cela une suite régulière en rapport avec leur distance respective les unes des autres? Il resterait que c'est la nature même de telle splicre et sa substance qui l'ont dctci-miné à se mouvoir vers tel côté et avec tel degré de vitesse. Et c'est en elïet ce que dit Aristote.
Nous voilà donc revenus à notre point de départ, et nous disons : Puisque toutes les sphèi-es ont une seule et même matière, d'où vient la nature particulière de chacune d'elles, nature qui les distingue l'une de l'autre? Ne faul-il pas nécessairement quelque chose qui les particularise?
Gela nous conduit à examiner deux questions :
1" De l'existence de cette diversité est-on fondé, oui ou non, à conclure (|uc tout se. l'ait nécessairement par le dessein d'un être ayant une intention, et non par nécessité ?
2° Supposé ([ue tout soit dû au plan d'un être qui a ainsi particularisé les choses, est-on reyu à inférer de là que tout a été créé après n'avoir pas existé ? ou bien, faut-il admettre que cette particularisation existe de toute éternité ?
Aristote croit et démontre que les êtres n'existent pas par l'ell'et du hasard ('); ils ont une cause qui fait qu'ils sont nécessairement ce qu'ils sont. Cette cause a une deuxième cause, celle-ci une troisième et, ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on arrive à une cause ])reinière dont tout émane. Mais Aristote ne croit pas pour cela que l'existence du monde résulte nécessairement du Créateur à la façon d'uiu^ fatalité aveugle : il admet que Dieu est la